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Hausse des prix: 100 euros seront versés aux Français gagnant moins de 2000 euros net par mois

Le Premier ministre s’est exprimé, au journal de 20H de TF1, sur les mesures prises par le gouvernement, face à la flambée des prix à la pompe.

Le gouvernement a tranché et a décidé de mettre en place "une indemnité inflation" pour faire face à la hausse du prix des carburants mais aussi "celle de l'alimentaire". C'est ce qu'a annoncé le premier ministre Jean Castex, invité du JT de TF1 ce 21 octobre.

D'un montant de 100 euros ce chèque sera réservé aux "Français gagnant moins de 2000 euros par mois. Car c'est le salaire médian", a précisé le premier Ministre.

Pas de démarches pour les Français qui recevront "l'argent automatiquement et vite" a promis Jean Castex évoquant le mois de décembre.

38 millions de personnes sont concernées a précisé le premier ministre. "Pour les salariés, ça passera par les entreprises. Les indépendants par les URSSAF, etc. Dès le mois de décembre pour la plupart d'entre eux. Pour les fonctionnaires, ce sera en janvier. Pour les retraités, au plus vite. C'est simple et ça concerne les classes moyennes", a-t-il défendu.

Une solution jugée "plus juste"

Le gouvernement préparait médiatiquement le terrain: Jean Castex devait arbitrer entre un chèque ou une baisse des taxes, les deux pistes sur lesquelles Matignon et Bercy avaient travaillé ces derniers jours.

Mercredi, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal avait indiqué que l'exécutif était à la recherche d'une mesure "simple", "lisible, efficace". Invité mercredi soir de BFMTV et BFM Business, Bruno Le Maire avait lui estimé que le chèque carburant était "la solution la plus juste et la plus efficace du point de vue environnemental". Le ministre de l’Economie avait en outre expliqué qu'une baisse éventuelle des taxes serait "une solution de facilité", trop coûteuse.

Ce jeudi matin encore, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Clément Beaune expliquait que cette baisse n’était pas la piste privilégiée "car elle coûte très cher en concernant beaucoup de monde". "L'idée, c'est d'avoir une mesure forte qui permette de contrer pour ceux qui ont besoin de la voiture pour travailler, pour chercher un emploi, rapidement une aide financière", "un dispositif qui soit le plus ciblé possible", avait-il précisé.

Depuis plusieurs jours, les oppositions de droite et de gauche multipliaient les propositions de mesures, entre baisse temporaire des taxes sur l'énergie, baisse de la TVA de 20% à 5,5% ou encore instauration d'une taxe flottante.

Hausse continue des prix

Les prix à la pompe ont encore augmenté de 2 centimes la semaine dernière, atteignant des niveaux historiquement hauts à 1,56 euro le litre pour le gazole en moyenne, et 1,62 euro pour l'essence sans-plomb contenant jusqu'à 10% d'éthanol (SP95-E10). Des prix qui n'avaient pas été atteints depuis le début de l'année 2020.

Cela représente, depuis le début de l’année, une hausse de 22% pour le gazole, et de 20% pour le sans-plomb. Les prix ont notamment été tirés à la hausse par l’explosion du prix du pétrole : le baril de Brent est passé des 50 dollars en janvier à près de 84 dollars en octobre (68% de hausse).

Valentin Grille