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Éducation nationale, SNCF, RATP: grèves en série contre la réforme des retraites mardi 24 septembre

La CGT appelle à battre le pavé le mardi 24 septembre pour protester contre la réforme des retraites voulue par le gouvernement.

La CGT appelle à battre le pavé le mardi 24 septembre pour protester contre la réforme des retraites voulue par le gouvernement. - Philippe LOPEZ-AFP

Des fédérations syndicales (Sud, CGT) de l'Éducation Nationale appellent les enseignants à faire grève le mardi 24 septembre 2019. Ce mouvement rejoint l'appel à la mobilisation nationale de la CGT contre la réforme des retraites qui va aussi toucher la SNCF et la RATP à Paris.

En cette rentrée 2019, la journée du mardi 24 septembre sera le point d'orgue du mouvement social voulu par la CGT pour protester contre le projet de réforme des retraites voulu par le gouvernement. Une journée de manifestations à Paris et dans les grandes villes est prévue de même qu'un mouvement de grève dans plusieurs services publics dont celui de l'Éducation nationale.

Près de 150 mobilisations sont prévues un peu partout en France, sous un mot d'ordre large: "Emploi, salaires, services publics, retraites: stoppons la régression sociale!".

Solidaires Fonction publique appelle à la grève

La mobilisation du 24 septembre a été à l'origine à l'initiative de la seule CGT qui a arrêté cette date à la fin du mois de juillet sans en avoir discuté au préalable avec les autres syndicats. Après hésitation, Solidaires a fini par décider début septembre de rejoindre cette mobilisation. S'y joindront la FSU (Education), l'Unsa-ferroviaire, et les organisations de jeunesse UNL et Unef.

Résultat : les préavis de grève mardi prochain se sont multipliés à l'Éducation nationale, à la SNCF (CGT-Cheminots, Sud-Rail) et à la RATP (CGT), notamment, et dans la fonction publique (Solidaires) ce qui promet aux usagers des services de transport public et aux parents d'élèves une journée compliquée.

En attendant, demain, samedi 21 septembre ce sera FO qui ouvrira, avec son défilé prévu à Paris à 13h30 entre Duroc et la place Denfert-Rochereau, le "bal" du mouvement social orchestré par les syndicats opposés à la réforme des retraites.

Au sein de son propre syndicat, mais aussi à la CGT et chez Solidaires, des responsables assurent qu'Yves Veyrier, son secrétaire général, souhaite que FO manifeste "seule" ce jour-là. Lui s'en défend, réfutant tout "isolement" et considérant l'appel de samedi comme "une mise en jambes", car "de toutes les façons, il faudra aller à des actions syndicales les plus larges possibles". En attendant, les troupes se montrent pessimistes quant à l'affluence samedi. "Ce sera ridicule! On sera 2000 à tout casser!", s'inquiète un haut cadre.

Frédéric Bergé avec AFP