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Déconfinement: le calendrier donne de la "visibilité" se félicite le patronat

L’organisation patronale, présidée par François Asselin, veut prendre une part active au débat politique avec liste de 89 mesures favorables aux PME

L’organisation patronale, présidée par François Asselin, veut prendre une part active au débat politique avec liste de 89 mesures favorables aux PME - Bertrand Guay-AFP

La Confédération des petites et moyennes entreprises regrette néanmoins que la réouverture des commerces n'intervienne pas lors du pont de l'Ascension.

La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) s'est félicité jeudi de la "visibilité" procurée par le calendrier de déconfinement en quatre étapes du président de la République, tout en critiquant une "réouverture timide".

"On a de la visibilité, donc ça c'est positif, c'était attendu", a déclaré à l'AFP François Asselin, le président de la CPME.

"On aurait aimé un peu plus d'audace", a-t-il ajouté, en pensant "au pont de l'Ascension", durant lequel certains commerces, les terrasses de café et les cinémas resteront fermés, leur ouverture n'étant prévue qu'à partir du 19 mai.

Garanties d'être aidés

Et "tout cela peut être contrebalancé par une surveillance territoriale qui fait que si jamais il y a une évolution malheureuse de la pandémie, les mesures restrictives s'appliquent immédiatement aux territoires concernés", a tempéré le président de la CPME.

Le calendrier du déconfinement
Le calendrier du déconfinement © BFMTV

"On plaidait pour une réouverture avant l'Ascension mais tous les secteurs ont désormais un calendrier et de la visibilité. Déconfiner progressivement est selon nous la bonne méthode", a réagi de son côté le Medef dans une déclaration à l'AFP.

Pour sa part, Dominique Métayer, le président de l'Union des entreprises de proximité (U2P), qui représente des artisans et des professions libérales, a déclaré à l'AFP se féliciter "d'avoir ces informations qui sont importantes pour toutes nos activités qui sont à moitié à l'arrêt ou arrêtées et de pouvoir donner enfin des perspectives et de pouvoir s'organiser en vue de ses réouvertures".

"En plus on a eu des garanties qu'on pourrait être accompagnés pour ceux qui sont dans le besoin", a-t-il ajouté.

Arbitrages

Concernant les mesures de soutien aux entreprises, "le président de la République ce matin nous a dit que jusqu'à fin mai rien ne changerait", a d'autre part indiqué M. Asselin.

"Si l'ouverture est timide, la reprise risque de l'être tout autant dans les secteurs concernés", craint aussi le président de la CPME, qui souhaite que "la baisse des mesures de soutien suive la courbe de l'activité".

"Pour Bercy, c'est un peu complexe car cela nécessite de faire du sur-mesure et on risque d'avoir un décalage de paiement des aides le temps de vérifier que la déclaration est objective", a reconnu François Asselin.

Sur ce point, "les arbitrages ne sont pas complètement terminés", a-t-il ajouté, indiquant avoir "proposé que pour assurer ce décalage de trésorerie, on verse une somme forfaitaire qui correspondrait à celle qui a été versée au mois d'avril et au mois de mai, le temps que les entreprises puissent faire leur déclaration d'évolution d'activité pour toucher les mesures de soutien".

OC avec AFP