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Ces propriétaires de forêts donnent leurs arbres pour Notre-Dame

Depuis l’incendie, exploitants en bois et propriétaires de forêts privées rivalisent de générosité pour participer à la reconstruction de la charpente de Notre-Dame de Paris.

Faut-il refaire la flèche de Viollet-le-Duc et sa charpente en bois, qu’on appelait "la forêt" et dont les deux tiers ont brûlé lors de l’incendie de Notre-Dame de Paris? Si c’est l’option qui est choisie par les Monuments de France, il faudra 1300 chênes pour la rebâtir. Rien d’impossible: la France, 4e pays le plus boisé d’Europe, dispose largement des ressources pour fournir autant d’arbres. Et ils ne vont rien coûter vu l’élan de générosité des acteurs de la filière bois de France.

Dès le lendemain de l’incendie, des exploitants de bois français ont fait savoir qu’ils donneraient volontiers des arbres. Ainsi le premier exploitant de chênes en France, Charlois, a proposé de fournir le bois nécessaire à la charpente et de mettre son réseau mondial à disposition pour trouver les meilleurs matériaux. Comme l’assureur Groupama, qui souhaite offrir 1300 chênes de ses forêts normandes.

Un chêne par propriétaire de forêt

Les propriétaires privés ne sont pas en reste: la fondation Fransylva, qui assure la promotion des forêts privées de France, avait suggéré que chaque propriétaire forestier de France donne un chêne pour la reconstruction de la cathédrale. L’appel a été entendu notamment par Charles de Hays, propriétaire de 50 hectares de forêt à Erin dans le Pas-de-Calais.

"Je suis très attaché au patrimoine et suis prêt à faire don d’un chêne s’il correspond au cahier des charges des charpentiers", a indiqué Charles de Hays sur BFMTV ce vendredi.

Reste à savoir si autant d’arbres seront nécessaires, alors que le débat n’a pas été tranché sur la manière dont la cathédrale sera restaurée. Sur d'autres chantiers de restauration aussi prestigieux, des matériaux comme le béton ou le métal ont été choisis pour la structure, sans dénaturer l'aspect extérieur du monument. Des matériaux plus légers, plus rapides à travailler, et surtout plus résistants aux incendies.

Nina Godart