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Bruno Le Maire veut que le déficit public se rapproche "le plus possible" de 3%

Lors d'une audition au Sénat, le ministre des Finances, Bruno Le Maire, a souhaité faire "le plus possible" pour se rapprocher des 3%, en ce qui concerne le déficit public.

Lors d'une audition au Sénat, le ministre des Finances, Bruno Le Maire, a souhaité faire "le plus possible" pour se rapprocher des 3%, en ce qui concerne le déficit public. - Eric Piermont-AFP

Le ministre des Finances a assuré mercredi qu'il souhaitait rapprocher le déficit français "le plus possible des 3%" du PIB en 2019. Il évoque un effort des entreprises et la taxe sur les géants technologiques américains (Gafa) pour compenser partiellement le coût des mesures sociales d'Emmanuel Macron.

"Je souhaite que nous prenions toutes les mesures nécessaires pour nous rapprocher le plus possible des 3%, c'est-à-dire de nos engagements européens", a affirmé le ministre Bruno Le Maire lors d'une audition au Sénat.

La veille, le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, avait chiffré le coût total de l'ensemble des mesures annoncées par Emmanuel Macron à 10 milliards d'euros, estimant que le déficit s'élèverait ainsi à 3,4% du PIB pour 2019 avant d'éventuelles mesures d'économie.

Les entreprises seront-elles sollicitées par l'État?

Lors de son audition au Sénat, Bruno Le Maire a évoqué plusieurs pistes pour ramener le déficit à 3%. "Cela peut passer par de la maîtrise de la dépense publique et nous y travaillons actuellement", a-t-il exprimé.

"Cela peut passer par un effort spécifique demandé aux plus grandes entreprises. J'y suis favorable", a-t-il affirmé. "Après tout, dans les circonstances actuelles, il n'est pas illégitime de demander un effort particulier aux plus grandes entreprises."

"Cela passera aussi par la mise en place de la taxation des géants du numérique qui devrait rapporter en année pleine 500 millions d'euros", a-t-il ajouté, sans préciser si la France appliquerait cette taxe dès l'an prochain sans attendre un accord européen.

F.Bergé avec AFP