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Aide alimentaire, association... Près d'un quart des 25/34 ans a eu besoin d'un coup de pouce l'an passé

La crise a eu des effets très néfastes sur cette tranche de la population, selon une étude réalisée pour Cofidis avec un manque à gagner estimé à 584 euros par mois.

On sait que la crise économique due aux confinements à répétition en France a particulièrement touché les jeunes, notamment les étudiants privés de leurs petits boulots leur permettant de boucler les fins de mois.

La situation a également été compliquée pour les jeunes actifs puisque selon une étude* commandée par Cofidis à CSA Research, 64% des jeunes âgés de 25 à 34 ans se disent touchés économiquement par la crise sanitaire et 13% indiquent ne pas parvenir à finir le mois.

73% ont réduit leurs dépenses

Ils sont en effet confrontés à une nette baisse de leur pouvoir d'achat puisque selon cette étude, cette population estime qu'il lui a manqué en moyenne 584 euros par mois, notamment pour l'alimentation à 41% et pour les "petits plaisirs" à 34%.

Conséquence, 73% d'entre eux ont réduit leurs dépenses pour faire des économies au cours de l'année passée. Ils ont fait évoluer leurs modes de consommation ou en restreint le champ des plaisirs en optant par exemple à 41% pour des produits en promotion ou à date de péremption proche.

38% ont fait leurs courses dans une enseigne de hard discount tandis que 37% ont cherché à générer des revenus en revendant des objets sur Internet. 22% ont même décide de fabriquer eux-mêmes des objets.

Presque un tiers des 25/34 ans a eu recours au crédit

Une stratégie parfois insuffisante puisque 31% ont souscrit à au moins un crédit à la consommation au cours des 12 derniers mois et 46% ont eu recours à une option de facilité de paiement. 44% ont opté pour le découvert bancaire et 44% ont sollicité leurs familles ou leurs proches.

Plus inquiétant, 23% de ces jeunes ans ont dû faire appel à une association ou à l'aide alimentaire au cours des 12 derniers mois. Un chiffre qui monte à 32% chez ceux ayant un enfant et à 40% pour ceux ayant deux enfants.

Rappelons que le gouvernement s'est inquiété de cette situation alimentaire mais en visant d'abord les étudiants. Fin janvier, il a permis à tous les étudiants, même non boursiers, de bénéficier de repas à 1 euro dans les restaurants universitaires.

L'extension du dispositif a permis à 304.700 étudiants de bénéficier d'au moins un repas à 1 euro en février, rapporte la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees).

*: étude réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 28 avril au 7 mai 2021 auprès d’un échanillon représentatif de 1008 Français âgés de 25 à 34 ans. Représentativité assurée au regard du sexe, de l’âge, de la catégorie socio-professionnelle, de la région et de la taille d’agglomération.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business