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Prélèvement à la source: un futur cauchemar pour les particuliers employeurs?

Le prélèvement à la source sera mis en oeuvre le 1er janvier prochain.

Le prélèvement à la source sera mis en oeuvre le 1er janvier prochain. - AFP

A partir du 1er janvier 2019, les particuliers employeurs devront prélever l’impôt de leur salarié. Et la transition s’annonce chaotique.

Casse-tête en vue pour les particuliers qui emploient des aides-ménagères, aides à domicile, ou encore babysitters. Car l’entrée en vigueur du prélèvement à la source, prévue le 1er janvier prochain, les concerne au premier chef.

En tant qu’employeurs, ils devront en effet prélever l’impôt sur le revenu de leur salarié, si celui-ci doit s’en acquitter - environ un quart des salariés à domicile sont imposables.

Pour éviter une contrainte supplémentaire, les services de Bercy ont mis au point un système de déclaration simplifié. L’employeur devra verser le salaire et les charges à l’État, via les organismes dédiés (Cesu et Pajemploi). L’administration se chargera ensuite de reverser le salaire net de l’employé.

Le dispositif opérationnel seulement au deuxième trimestre?

Problème: le dispositif ne sera pas prêt en janvier, rapportent Les Echos. Plutôt en mars ou avril, à en croire Cendra Motin, députée de la majorité chargée d’une mission sur la retenue à la source et citée par le quotidien.

Durant les premiers mois, les particuliers employeurs risquent donc fort de devoir se débrouiller seuls pour appliquer le prélèvement sur la paie de leurs salariés. Le taux sera disponible sur le site du Cesu et de Pajemploi.

Aux Echos, l’administration fiscale assure être sur le coup. "ll y aura des annonces sur les particuliers employeurs en septembre", a ainsi indiqué un porte-parole. Pas forcément de quoi rassurer les quelque 5,7 millions de foyers potentiellement concernés.

Y.D.