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Pacte de responsabilité: Sapin préfère "la confiance partagée" aux "contreparties"

Michel Sapin a évoqué "des rendez-vous" entre l'Etat et les entreprises.

Michel Sapin a évoqué "des rendez-vous" entre l'Etat et les entreprises. - -

Le ministre du Travail a, ce lundi 17 février, déclaré que l'exécutif "ne demande à aucune entreprise de prendre un engagement chiffré" dans le cadre du pacte de responsabilité". "L'important est la capacité à avoir des rendez-vous", a-t-il expliqué sur Radio Classique.

Michel Sapin nuance son discours. Ce lundi 17 février, le ministre du Travail a affirmé que, dans le cadre du pacte de responsabilité, il préfère dire, au lieu de contrepartie - qui est un terme que chacun comprend bien - (...) peut-être confiance partagée".

"On ne demande à aucune entreprise de prendre un engagement chiffré, précis, 'Puisque c'est ça je m'engage à créer X emplois à l'horizon 2015, 2016 ou 2017'", a poursuivi le ministre sur Radio Classique.

Selon lui, l'important n'est "pas tant l'engagement qui va être pris maintenant que la capacité à avoir des rendez-vous".

"La volonté d'avancer"

Ces rendez-vous, qu'il surnomme des "rendez-vous de chantier", doivent servir à voir "où en est l'État dans ses engagements, où en sont les entreprises, est-ce que ça marche, est-ce que ça a donné globalement un effet positif, est-ce qu'il y a plus d'emplois, est-ce qu'il y a eu plus de croissance ?", a-t-il détaillé.

"Il faut que le donnant-donnant ce soit la volonté d'avancer, la volonté de bouger, la volonté de rebondir et d'en finir avec ces scepticismes, cette manière de toujours ressasser l'idée selon laquelle la France ne serait pas capable de rebondir", a-t-il continué.

J.M. avec AFP