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Montebourg:"nous stimulons amicalement le Medef"

Arnaud Montebourg veut jouer la carte de la concertation avec les professions réglementées.

Arnaud Montebourg veut jouer la carte de la concertation avec les professions réglementées. - -

Le ministre de l'Economie a déclaré sur France Inter, ce vendredi 11 juillet, que les Français "attendent un retour" au soutien apporté aux entreprises. Il est également revenu sur "sa feuille de route du redressement économique" de la France présentée la veille.

Après la politique de l'offre, Arnaud Montebourg veut s'attaquer au "problème de la demande". Dans la continuité de son "plan de redressement économique de la France", le ministre de l'Economie a déclaré sur France Inter ce vendredi 11 juillet ne pas vouloir "rester dans le statu quo".

"Nous sommes en situation de quasi-déflation, nous risquons le dérapage mortel dans tous les pays de la zone euro. Il faut se réveiller et bouger tout le monde", a-t-il déclaré.

1,8 milliard d'euros de pouvoir d'achat

Dans ce but, le ministre a indiqué jeudi qu'il travaille sur un projet de loi pour la croissance et le pouvoir d'achat, avec un trentaine de mesures pour briser les monopoles des professions réglementées et restituer six milliards d'euros aux Français.

Interrogé sur ce dernier chiffre, Arnaud Montebourg a expliqué qu'"il s'agit d'une évaluation des services du Trésor qui sera publiée". Il a indiqué que "dans le cas des professions juridiques, huissiers, avocat, cela correspond à 1,8 milliard d'euros de pouvoir d'achat qu'il serait possible de restituer aux Français". Il a précisé que des discussions seront menées avec les professionnels pour "travailler à des solutions".

"Nous faisons un effort historique"

Interrogé sur les relations entre le gouvernement et le patronat, le ministre a affirmé que "nous faisons un effort historique car notre économie s'affaisse".

"La nation fait un effort mais les Français attendent un retour", a-t-il ajouté. Arnaud Montebourg a ensuite affirmé que, sur le pacte de responsabilité et ses contreparties, "nous stimulons amicalement le Medef, nous demandons aux syndicats de s'en préoccuper".

J.M.