BFM Business

Le gouvernement prévoit un déficit de 3% fin 2015

Le gouvernement veut ramener le déficit à 1,3% d'ici à 2017

Le gouvernement veut ramener le déficit à 1,3% d'ici à 2017 - -

L'exécutif a dévoilé, ce mercredi 23 avril, le programme de stabilité, à l'issue du Conseil des ministres. Ce document prévoit notamment de ramener le déficit à 3% du PIB en 2015, après 3,8% en 2014.

Le gouvernement a finalement levé le voile sur le programme de stabilité, ce mercredi 23 avril, a l'issue du Conseil des ministres. Ce document confirme un relèvement des prévisions de déficit public pour 2014 et 2015. Le chiffre passe ainsi de 3,6% à 3,8%, pour 2014 et, pour 2015, de 2,8% à 3%.

De fait, l'exécutif se cale sur les prévisions de la Commission européenne, qui, lors de ses prévisions économiques d'hiver, prévoyaient exactement les mêmes chiffres.

Cette trajectoire confirme également les propos de Michel Sapin qui, jeudi 17 avril, indiquait avoir obtenu "une baisse du rythme" sur la réduction des déficits, tout en maintenant l'engagement de la France de faire passer le déficit sous les 3% du PIB.

Pour 2016, le gouvernement compte, par ailleurs, ramener le déficit public à 2,2% du PIB avant de le faire baisser davantage, à 1,3%, en 2017.

Prévisions de croissance optimistes

Le gouvernement confirme également le relèvement des prévisions de croissance sur la période 2014-2017. Le PIB devrait augmenter ainsi augmenter de 1%, en 2014, puis de 1,7% en 2015, avant de dépasser les 2% (2,25%) en 2016 et 2017. Le Haut conseil aux finances publiques a déjà indiqué que ces deux derniers chiffres reposent sur des hypothèses optimistes.

Outre la croissance, le programme de stabilité prévoit une nouvelle hausse de l'endettement publique, qui culminera à 95,6% du PIB en 2014 avant de stagner en 2015, puis de refluer à 94,2% en 2016 et 91,9% en 2017.

Enfin, concernant les impôts, le niveau des prelèvements obligatoires va lui aussi diminuer, passant de 45,9% du PIB en 2014 à 45,6% en 2015 puis 45,4% en 2016 et 45,3% en 2017.

J.M. avec AFP