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L'activité privée en France à la peine à la fin de l'année

Markit estime que la France envoie "des signaux inquiétants" en fin d'année

Markit estime que la France envoie "des signaux inquiétants" en fin d'année - -

L'indicateur PMI mesurant l'activité du secteur privé en France et publié par la société Markit ce lundi 16 décembre s'inscrit en recul prononcé.

Les enquêtes de conjoncture se suivent et ne se ressemblent pas. Ce lundi 16 décembre, le cabinet Markit a publié la première estimation de son indice PMI (Puchase manufacturer index) composite, qui mesure l'activité du secteur privé dans les services et l'industrie manufacturière.

Dans le cas de la France, ce PMI s'est établi à 47,1 points pour le mois de décembre, soit son plus bas niveau depuis sept mois. Ce chiffre traduit une baisse par rapport au mois de novembre où le niveau du PMI était de 48 points.

Concrètement, l'activité privée en France recule puisqu'un chiffre de 50 points marque la frontière entre une expansion et une contraction de l'activité. Pour Andrew Harker, économiste senior chez Markit, "le dernier PMI de l'année 2013 peint un tableau inquiétant de la santé de l'économie française".

"La retour à la contraction en novembre a été suivi par une réduction encore plus prononcée en décembre, avec au cœur de ce phénomène, un chute des nouvelles affaires, alors que les clients rechignent à s'engager dans de nouveaux contrats", analyse-t-il.

Données contradictoires

"Une moins grande frilosité des clients s'avère donc essentielle pour éviter un nouveau recul prolongé de l'activité des entreprises du secteur privé français en 2014", ajoute-t-il.

Ces dernières données sont toutefois à rebours de l'enquête de conjoncture de la Banque de France, publiée le 9 décembre. L'institution avait alors relevé sa prévision de croissance pour le quatrième trimestre, de 0,4 à 0,5%.

Plusieurs raisons peuvent être avancées pour expliquer ces différences. Markit interroge ainsi un échantillon plus restreint que la Banque de France (700 entreprises contre 8.000), accorde plus de poids aux services, et surtout traduit des évolutions plus ponctuelles de la conjoncture.

A l'inverse de la France, la zone euro se porte de mieux en mieux. Selon Markit, le PMI de cette zone a accéléré en décembre pour atteindre 52,1 points.

J.M.