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Déficit réduit pour le commerce extérieur français

La baisse des importations explique l'embellie du commerce extérieur

La baisse des importations explique l'embellie du commerce extérieur - -

En 2012, le déficit du commerce extérieur français s'est réduit, passant en un an de 74 à 67 milliards d'euros. Mais la raison principale tient dans le recul des importations lié à la demande intérieure faible.

Bonne nouvelle en provenance de Bercy ce jeudi 7 février. Nicole Bricq, la ministre en charge du commerce extérieur, a annoncé une baisse du déficit. Selon les données transmises par les Douanes, il a été de 67 milliards d'euros en 2012. Rien de très exceptionnel. Mais en 2011, il avait atteint le chiffre record de 74,2 milliards, soit une baisse de plus de 7 milliards d'euros en un an. Voilà dix ans que la France n'a pas connu d'excédent commercial : 3,7 milliards en 2003 !

Airbus permet de limiter la casse

Dans le détail, c'est moins de bonnes exportations de biens et services français que des importations stables qui expliquent ce moins mauvais résultat. Preuve que la consommation intérieure marque toujours le pas.

Ainsi les exportations françaises ont progressé de 3,2%, à 441 milliards d'euros, l’année dernière, quand les importations se sont quasiment stabilisées (+1,2%) à 508 milliards d'euros.

Léger motif de satisfaction pour Nicole Bricq: la France a réussi à réduire de moitié son déficit hors énergie, qui passe de 29 à 15 milliards d’euros. "C'est un premier signal encourageant qui doit nous permettre de reprendre confiance", a commenté la ministre.Cette dernière s'est engagée à réduire à 0 ce chiffre d'ici à 2017.

En revanche, la facture énergétique, qui avait déjà lourdement pesé dans le déficit record de 2011, s’est encore accrue l’année dernière, de 7 milliards d’euros, à 69 milliards.

Côté exportations, les bonnes ventes d'Airbus ont permis de limiter la casse. L’aéronautique est ainsi le premier secteur en excédent commercial avec un record de 20 milliards d’euros.

Viennent ensuite les produits agroalimentaires (+11,5 milliards d’euros), portés par les bonnes performances des vins et des spiritueux.

Le commerce avec l'Europe recule

Au niveau géographique, "en 2012, les entreprises françaises ont su aller chercher sur des marchés plus lointains la croissance qui a fait défaut sur leur marché de proximité", constate le ministère du Commerce extérieur.

La part de l’Europe, principal marché de la France, recule ainsi, ne comptant plus que pour 59% de ses exportations contre 61% en 2011. La mauvaise conjoncture que connaît le Vieux Continent n’y est évidemment pas étrangère.

A l'inverse, les entreprises tentent de capter la croissance des pays émergents. Pour la troisième année consécutive, l’Asie a ainsi été le partenaire commercial français en plus forte croissance, avec une progression de 13%.

Par ailleurs, les Douanes ont également communiqué les chiffres du commerce extérieur pour le seul mois de décembre. Le déficit s’est à nouveau creusé, à 5,35 milliards d’euros, contre 4,29 milliards au mois de novembre .

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