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Cazeneuve: il manque 5,5 milliards d'euros d'impôts

Le ministre du budget s'est dit favorable à une discussion sur une CSG progressive

Le ministre du budget s'est dit favorable à une discussion sur une CSG progressive - -

Le ministre du budget a constaté dimanche 17 novembre sur BFMTV un "décalage" de 5,5 milliards d'euros dans les rentrées fiscales par rapport au budget initial.

Il manque 5,5 milliards d'euros de rentrées fiscales par rapport au budget initial. C'est ce qu'a indiqué Bernard Cazeneuve dimanche 17 novembre sur BFMTV.

"Par rapport à la loi de finances initiale, il y a un décalage d'à peu près un milliard d'euros sur la TVA, d'à peu près 4 milliards sur l'impôt sur les sociétés, et de 500 millions sur l'impôt sur le revenu", a déclaré le ministre délégué au budget, invité de "BFM Politique".

Selon lui, ces moindres rentrées d'impôts sont "logiques" vu le contexte. "Il n'y a pas de dérapage, car nous tenons la dépense", a-t-il assuré.

6.500 fraudeurs font pénitence

Le ministre table sur deux milliards d'euros dans le budget 2014 provenant de régularisations d'évadés fiscaux, répartis à parts égales entre particuliers et entreprises. "Depuis le 20 juin, Bercy a reçu plus de 6.500 dossiers [de régularisation], c'est plus que durant les 3 dernières années", a-t-il souligné.

Par ailleurs, le ministre du budget s'est dit "très favorable à la poursuite du débat sur une CSG progressive", et non plus proportionnelle comme aujourd'hui. "Ayons un débat sur les prélèvements obligatoires", a-t-il proposé. "Je crois à la réforme fiscale, mais pas à la révolution fiscale, pas au grand soir fiscal. Une réforme fiscale [ne se fait pas] un matin, cela ne se passe jamais comme ça. Cela se construit loi de finances après loi de finances".

Une croissance positive en 2013

A nouveau, le ministre a promis que "la poursuite du redressement des finances publiques se fera uniquement par des économies en dépense".

Interrogé sur le recul de la croissance au 3ème trimestre, il a répondu en citant le consensus des économistes pour l'année, et affirmé: "la tendance est bien une tendance de sortie de crise". Quant à la consommation des ménages, même si elle ralentit, "la tendance pour 2013 est de 0,6%", a-t-il estimé.

J. H.