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BPI : 30 milliards d’euros pour financer les entreprises

La BPI doit servir à soutenir les entreprises qui rencontrent des difficultés à obtenir des crédits auprès des banques.

La BPI doit servir à soutenir les entreprises qui rencontrent des difficultés à obtenir des crédits auprès des banques. - -

Le gouvernement présente mercredi 17 octobre le projet de loi destiné à mettre sur pied la nouvelle Banque publique d’investissement. Voilà quelle sera la mission de ce nouvel établissement.

La Banque publique d’investissement (BPI) était l’une des promesses de campagne de François Hollande. L’établissement va enfin prendre forme demain, 17 octobre, en Conseil des ministres, avec la présentation du projet de loi devant définir ses modalités de mise en place. Si elle est entérinée, elle pourrait se lancer le 25 octobre.

Avec cette nouvelle entité, le gouvernement veut assurer un soutien financier aux entreprises de taille modeste et intermédiaire (TPE, PME, ETI) qui rencontrent des difficultés pour avoir accès au crédit auprès des banques classiques. Les pouvoirs publics entendent ainsi soutenir les entreprises en croissance, une attention particulière sera apportée à celles qui veulent se lancer dans l’export.

Un guichet unique pour les entreprises

En fait, la mission dévolue à la BPI n’est pas nouvelle. Il s’agit de regrouper les circuits de financement assurés aujourd'hui par Oseo, la banque des PME, le Fonds stratégique d'investissement (FSI), qui prend des participations au sein de société et de CDC entreprises, filiale de la Caisse des dépôts. Le découpage entre la partie crédit et la partie capital sera conservée.

Mais en ces temps de restriction budgétaire, la force de frappe dévolue à cet établissement a de quoi marquer les esprits : Bercy a indiqué que la BPI disposera de ressources "de l'ordre de 30 milliards d'euros voire plus". L’Etat et la Caisse des dépôts en seront les actionnaires principaux.

Néanmoins, l’établissement mise sur la décentralisation, grâce à la création d’antennes régionales qui définiront, en partenariat avec l’Etat, les orientations à privilégier. Les entreprises y gagneraient en simplicité et en accessibilité.

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