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Finances publiques

Bercy assure que le système de prélèvement à la source est "prêt pour janvier 2019"

Le ministère à Bercy

Le ministère à Bercy - BERTRAND GUAY / AFP

D'après la Direction générale des finances publiques, les anomalies identifiées lors des phases de test ont été résolues.

Le système du prélèvement de l'impôt à la source en France "est prêt pour janvier 2019" et les anomalies identifiées lors de phases de test ont été résolues, a fait savoir dimanche le ministère de l'Action et des Comptes publics.

Samedi, Le Parisien affirmait avoir consulté une note du fisc montrant que des centaines de milliers d'erreurs avaient été recensées lors de la phase d'essai du prélèvement à la source, censé entrer en vigueur début 2019. "Les phases pilotes menées avaient justement pour objectif d'identifier de potentielles anomalies et les réparer si nécessaire, ce qui a été fait", assure le ministère de l'Action et des Comptes publics.

Les anomalies ont été réparées

"La DGFiP organise régulièrement des réunions de travail et de suivi sur la préparation de ce chantier important afin d'anticiper tous les scénarios possibles et d’éliminer tout risque d’erreur systémique. Les phases pilotes menées avaient justement pour objectif d'identifier de potentielles anomalies et les réparer si nécessaire, ce qui a été fait", affirment les services du ministère.

Dans la nuit de samedi à dimanche, Gérald Darmanin, le ministre de l'Action et des Comptes publics, a par ailleurs réagi aux affirmations du Parisien via une publication sur le réseau social Twitter. "La phase de tests du #PrélèvementALaSource a permis d'identifier des erreurs et de les corriger (c'est son rôle!). Les erreurs identifiées concernent moins de 1% des contribuables, elles ont été depuis résolues. Le dispositif technique fonctionne, il est prêt !", écrit Gérald Darmanin.

La réforme du prélèvement à la source, engagée sous le quinquennat de François Hollande et déjà reportée une fois d'un an, doit conduire à ce que l'impôt soit collecté directement sur les salaires ou les pensions, et non plus acquitté un an après comme c'est le cas actuellement. Sa mise en oeuvre a suscité la préoccupation de chefs d'entreprise et de syndicats, qui s'inquiètent de possibles failles ou angles morts.

Le président Emmanuel Macron a annoncé jeudi qu'il attendait "des réponses précises" avant de "donner une directive finale" sur l'avenir de cette réforme majeure.

L.N. avec AFP