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Députés et sénateurs vont un peu se serrer la ceinture en 2014

Les deux assemblées disposeront des mêmes crédits en 2014 qu'en 2013

Les deux assemblées disposeront des mêmes crédits en 2014 qu'en 2013 - -

L'Assemblée nationale et le Sénat ont demandé à l'Etat pour 2014 des crédits de fonctionnement identiques à ceux de 2013. Ils puiseront dans leur cagnotte pour boucler leurs comptes.

Nos parlementaires sont finalement vertueux. L’an prochain, l’Assemblée nationale et le Sénat vivront avec le même montant de crédits budgétaires qu’en 2013. C’est ce qui ressort du projet de loi de finances pour 2014. Dans le même temps, l'Etat, lui, a décidé de réduire de 9 milliards d'euros ses dépenses.

"Pour la deuxième année consécutive, les deux assemblées ont décidé de reconduire leurs demandes de crédits aux mêmes montants en euros courants que ceux obtenus pour l’année précédente, et de consolider ainsi l’économie de 3% réalisée sur le budget 2012", lit-on dans le document budgétaire les concernant.

Les ressources propres sollicitées

L’Assemblée disposera ainsi de 517,8 millions d’euros de crédits provenant du budget pour fonctionner et le Sénat de 323,5 millions. A cela s’ajoutera 16,6 millions pour la Chaîne parlementaire dépendant de l’Assemblée et 18,6 millions pour Public Sénat.

Pour boucler leur budget, les deux assemblées vont donc puiser à nouveau dans leurs réserves. Les députés ont accepté de débourser 15,5 millions d’euros sur leurs "fonds propres" qui se montent à 4,4 milliards d’euros.

Les sénateurs, eux, vont prendre 23 millions d’euros dans leur bas de laine pour équilibrer leur budget. En 2012, cette ponction s’élevait à 11,9 millions. Il est vrai que la cagnotte du Palais du Luxembourg atteint la modique somme de 1,7 milliard d'euros.

Renégocier le bail et déployer le Wifi

L’Assemblée va faire des économies sur les dépenses sociales, en particulier celles de retraites des députés (-2,7 millions), et celles de fonctionnement (-1,7 milliard). Sur ce dernier poste, elle va par exemple renégocier le bail du bâtiment du 101, rue de l'Université qui abrite les bureaux de nombre de parlementaires.

En revanche, le Sénat a décidé, malgré la rigueur budgétaire, de relancer ses dépenses d’investissement par la transformation de salles de réunion en bureaux ou encore le déploiement du réseau Wifi et la modernisation du système d’information. Au total, la Haute assemblée investira 18 millions d’euros en 2014.

Patrick Coquidé