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Coronavirus: les chauffeurs de VTC réclament la même aide que les professionnels du tourisme

(image d'illustration)

(image d'illustration) - AFP

Rejoignant une demande des taxis, les VTC demandent à pouvoir bénéficier d'annulations de charges, de TVA et du chômage partiel jusqu'à décembre 2020. Ils veulent aussi que les indépendants puissent toucher le fonds de solidarité jusqu'à la reprise touristique.

Plusieurs organisations représentant les chauffeurs VTC ont demandé dans un courrier adressé au Premier ministre davantage d'aides pour leur profession dont l'activité est mise à mal par l'épidémie de Covid-19, a appris mardi l'AFP.

"A ce jour, les VTC bénéficient d'un report de charges, mais lorsqu'il faudra s'acquitter des reports et des charges en cours, avec une reprise très progressive, beaucoup de professionnels de ce secteur ne pourront pas faire face", s'inquiètent dans ce courrier consulté par l'AFP dix organisations, parmi lesquelles des syndicats (FO, CFDT, INV), des associations (UCP, ACIL, Association des VTC de France) et des collectifs.

Maintien du fonds de solidarité jusqu'à la reprise touristique

"Pour sauver ce secteur et en toute logique, l'État doit l'intégrer au plan spécifique tourisme, afin de bénéficier d'une annulation de charges, de TVA, pour l'année 2020" et du chômage partiel jusqu'à décembre 2020, "et ce quelque soit le statut (artisan, chef d'entreprise...)", estiment ces organisations.

Elles jugent également "primordial" que le fonds de solidarité de 1.500 euros pour les travailleurs indépendants "soit maintenu jusqu'à la reprise touristique", sans quoi "ce dispositif de l'État, bienvenu et salué, n'aura permis que de décaler les faillites des chauffeurs de quelques mois".

"Des faillites ont déjà été constatées et de nombreux chauffeurs sont sur le point de rupture", a alerté FO-VTC dans un communiqué mardi. Le syndicat doit être reçu au secrétariat d'État aux Transports jeudi matin.

Les revendications des chauffeurs VTC rejoignent celles formulées lundi par huit organisations de taxis (CFDT, CGT, FNDT, FO, FTI75, CSSCTP/Gescop, SUD, UNT parisiens), qui soulignent également que la reprise se fait attendre malgré le déconfinement, les frontières étant toujours fermées.

Le gouvernement a présenté à la mi-mai un plan public de 18 milliards d'euros pour le secteur du tourisme. Les autocaristes pourront en bénéficier.

C.C. avec AFP