BFM Business

Contrats courts: Laurent Berger réclame un bonus-malus étendu à tous les secteurs

Laurent Berger

Laurent Berger - ludovic MARIN / AFP

Dans le cadre de la réforme de l'assurance chômage, le secrétaire général de la CFDT a estimé que le bonus-malus sur les contrats courts devait concerner l'ensemble des secteurs d'activité et non "5 à 10" comme l'a annoncé Édouard Philippe mardi.

"Ce n'est pas acceptable". Invité ce vendredi matin de BFMTV et RMC, Laurent Berger a reproché à Emmanuel Macron, dans le cadre de la réforme de l'assurance chômage, d'avoir cédé sur le bonus-malus appliqué aux entreprises qui abusent des contrats courts en ne ciblant que quelques secteurs d'activité. 

En effet, Édouard Philippe a annoncé mardi lors de son discours de politique générale que le texte comprendra un bonus-malus mais qui s'appliquera uniquement "dans les 5 à 10 secteurs" d'activité utilisant le plus de contrats courts. "Ça fait entre 30 et 40% des contrats très courts qui sont signés", a dénoncé le secrétaire général de la CFDT. 

"Une faute"

"C'est une faute de ne pas le faire sur l'ensemble des contrats courts concernés", a poursuivi Laurent Berger. Selon lui, il ne s'agit de "supprimer les contrats courts" mais "c'est quand les contrats courts sont abusifs, et tout le monde reconnaît que c'est le cas, [...] qu'il faut que ce soit plus cher pour les entreprises parce qu'elles demandent à l'assurance chômage de prendre le relais". 

Le secrétaire général de la CFDT s'est également prononcé contre la dégressivité des allocations chômage des cadres envisagée par le gouvernement. "La dégressivité pour les cadres ou pour les autres, ça n'a jamais montré une quelconque efficacité. Tous les rapports ont montré qu'elle n'avait pas d'effet. Ça ne fait pas baisser le chômage", a-t-il assuré. 

Paul Louis