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Athènes se réunit avec ses créanciers à Paris

Guikas Hardouvelis, le ministre grec des Finances, veut profiter de ces trois jours pour accroître la crédibilité de la Grèce.

Guikas Hardouvelis, le ministre grec des Finances, veut profiter de ces trois jours pour accroître la crédibilité de la Grèce. - Georges Gobet - AFP

Le ministre grec des Finances Guikas Hardouvelis, et une dizaine d'autres ministres et secrétaires d'Etat, entament ce mardi 2 septembre, à Paris, trois jours d'entretiens avec ses créanciers, dans le cadre de l'audit régulier de la Grèce.

C’est dans les locaux de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), à Paris, que le ministre grec des Finances Guikas Hardouvelis, et une dizaine d'autres ministres et secrétaires d'Etat, rencontrent dès ce mardi les hauts représentants de la troïka (UE, BCE et FMI).

Ces entretiens, qui vont durer 3 jours, ont une importance significative pour le gouvernement à l'approche du terme du second plan d'aide d'ici décembre.

"Les discussions à Paris sont un précurseur de ce qui va se passer fin septembre", quand l'audit va s'achever, a déclaré aux médias Guikas Hardouvelis lundi soir à l'issue d'une réunion avec le Premier ministre Antonis Samaras. "Notre priorité est d'accroître notre crédibilité", a ajouté le ministre.

Un audit prévu courant septembre

Pour la Commission européenne la rencontre de Paris n'est qu'une réunion préparatoire. L'audit en soi doit avoir lieu courant septembre à Athènes avant le feu vert attendu pour le versement de la dernière tranche de prêts de l'UE, d'environ 2 milliards d'euros.

La précédente évaluation des comptes grecs s'était achevée fin juin par le versement d'un milliard d'euros de l'UE, à l'issue de difficiles tractations de plusieurs mois. 

Depuis le recours de la Grèce au mécanisme de sauvetage UE-FMI en mai 2010, les responsables de la troïka se rendaient à Athènes chaque trimestre pour évaluer l'avancement des réformes requises avant de donner leur feu vert pour le versement des tranches de prêts. Comme chaque fois, la troïka doit passer au crible l'avancement des réformes, surtout la réduction des dépenses publiques.

La Grèce s'est engagée à licencier 6.500 fonctionnaires d'ici la fin de l'année après la mise au chômage partiel d'environ 20.000 agents les années précédentes via la fusion ou la suppression des organismes publics.

Autre sujet épineux, le renforcement des banques, qui sont plombées par les créances douteuses, en vue des tests de résistance de la BCE.

S'y ajoute le fardeau de la dette publique, 318 milliards d'euros (175,1% du PIB), un sujet d'inquiétude pour l'économie. Athènes espère arriver à un accord avec ses créanciers pour son allègement d'ici la fin de l'année.

C.C avec AFP