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Angela Merkel lance la campagne électorale sur fond de reprise économique

Les premières affiches de campagne de la CDU sont installées en Allemagne.

Les premières affiches de campagne de la CDU sont installées en Allemagne. - -

Les élections allemandes auront lieu dans six semaines. Angela Merkel entame sa tournée électorale, ce mercredi 14 août, en Hesse alors que l'économie allemande redevient la locomotive de l'Europe.

L'économie allemande s'est refaite une santé au deuxième trimestre avec une hausse de 0,7% de son PIB contre 0,5% en France. Une nouvelle de bonne augure pour Angela Merkel qui entame ce mercredi 14 août sa campagne pour les élections du 22 septembre.

Avec pas moins de 28 rendez-vous cette semaine du 15 août dans différentes villes allemandes, la chancelière va défendre son bilan pour les élections de septembre sur fond de reprise économique.

Parrallèlement au "Angela Merkel Tour 2013", les premières affiches de campagne ont été posées. Exit l’omniprésente image de la chancelière et des responsables du parti chrétien-démocrate (CDU), comme dans les campagnes de 2009 et de 2005.

La CDU entend convaincre les électeurs sur le bilan économique d'Angela Merkel d’abord, sur sa popularité ensuite. Avec des slogans comme "des finances solides sont importantes, parce que nous pensons à demain", la campagne met en scène des Allemands tout sourire, loin du marasme économique.

Une gestion aidée par les réformes Schröder

Gestion de la crise, aides à la zone euro, et excédent budgétaire: le bilan économique d’Angela Merkel est en effet plutôt positif, alors que son image est écornée par l’affaire Snowden.

En Europe d'abord, la chancelière peut mettre en avant le fait qu'elle a su céder à ses partenaires européens sur les aides exceptionnelles attribuées aux pays en difficulté comme la Grèce ou le Portugal tout en fixant des strictes conditions, pour plaire à sa coalition.

En Allemagne, Angela Merkel a réussi, jusqu’à présent, à profiter des effets bénéfiques des réformes menées par Gerard Schröder au début des années 2000.

Le PIB allemand a augmenté de 21% entre 2005, début de son premier mandat, et 2013. Le taux de chômage, lui, est passé de 11,7% en 2005, à 7% sur le premier semestre 2013. Berlin devrait enregistrer, pour la première fois en quarante ans, un excédent budgétaire d’ici 2014.

D'autres réformes nécessaires

Mais pour maintenir le cap, d’autres réformes peu populaires attendent l’Allemagne. La transition énergétique, le manque de main d’œuvre, et la politique familiale sont autant de problématiques que la chancelière ne pourra plus repousser, si elle obtient un troisième mandat.

Selon le dernier sondage, publié dimanche 11 août par l’institut TNS-Emnid, la CDU est créditée de 41% des voix, et son allié actuel, le parti libéral FDP de 5%. Le parti social-démocrate SPD obtiendrait 25% des suffrages, les Verts 13% et l’extrême-gauche Die Linke 8%.

Audrey Dufour