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Travail du dimanche: FO et la CGT ne signeront pas l'accord

Les négociations entre partenaires sociaux, concernant le travail dominical dans le secteur du bricolage, s'ouvriront le 9 janvier prochain.

Les négociations entre partenaires sociaux, concernant le travail dominical dans le secteur du bricolage, s'ouvriront le 9 janvier prochain. - -

Les deux organisations ont fait savoir, jeudi 2 janvier, qu'elles ne signeraient pas l'accord sur les contreparties accordées aux salariés pour le travail dominical dans le bricolage. Elles craignent que les patrons ne jouent pas le jeu.

Les negociations ne devraient pas être de tout repos en ce qui concerne le travail du dimanche dans le secteur du bricolage. Les syndicats CGT et FO ont, en effet, affirmé à l'AFP, ce jeudi 2 janvier, qu'ils ne signeraient pas l'accord portant sur les contreparties pour les salariés. Malgré tout, ce refus ne devrait pas changer la donne, et les magasins de bricolage devraient bel et bien pouvoir ouvrir le dernier jour de la semaine.

Pour rappel, le gouvernement a publié, mardi 31 décembre, un décret autorisant les établissements du secteur à déroger jusqu'au 1er juillet 2015 au repos du dimanche, le temps de remettre à plat les règles aujourd'hui trop confuses.

Les négociations sur les contreparties au travail dominical avec les partenaires sociaux de la branche débuteront dès le 9 janvier, avaient annoncé dans la foulée les ministres du Travail et du Commerce, Michel Sapin et Sylvia Pinel.

"Nous ne sommes pas dupes"

"C'est assez clair, on est contre. Nous ne sommes pas dupes, les syndicats sont juste convoqués pour valider les contreparties, il n'y a eu aucune concertation préalable avec les syndicats" avant la publication du décret, a ainsi déclaré à l'AFP Dominique Holle, secrétaire fédéral CGT du commerce, premier syndicat aux dernières élections professionnelles des hôtels, cafés et restaurants (HCR) avec 26,94% des voix.

Même discours du côté de FO (19,96%). "Nous n'allons pas signer un accord qui remet en question la convention 106 de l'Organisation internationale du travail, ratifiée par la France, sur le repos hebdomadaire dans le commerce et les bureaux", a affirmé à l'AFP Christophe Le Comte, secrétaire fédéral du syndicat.

Les patrons "peuvent toujours faire des promesses"

En prévision des futures négociations, la fédération des magasins de bricolage et de l'aménagement de la maison (FMB), qui regroupe la quasi-totalité des enseignes de la profession, s'est déjà engagée auprès du gouvernement sur plusieurs contreparties. Parmi elles, le volontariat, le doublement au minimum de la rémunération, l'attribution d'un repos compensateur et des engagements en termes d'emploi et d'accès à la formation.

"Les patrons ne respectent déjà pas la convention collective. Ils peuvent toujours faire des promesses, ils ne les respectent pas", a déploré Christophe Le Comte.

Y. D .avec AFP