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Négociations commerciales: légère baisse du prix d'achat des produits alimentaires par la grande distribution

Les prix d'achat de la grande distribution en baisse

Les prix d'achat de la grande distribution en baisse - Pixabay

Les prix d'achat des produits alimentaires par la grande distribution sont en recul de 0,3% sur un an. Toutes les catégories de produits sont concernées par cette légère déflation, à l'exception des produits frais laitiers et des oeufs.

Les grandes marques de l'agroalimentaire ont une nouvelle fois globalement subi des baisses de prix d'achat par la grande distribution à l'issue des négociations annuelles, rapporte mardi le médiateur des relations commerciales agricoles.

Ces négociations, closes depuis le 1er mars, déterminent les prix dans les supermarchés des produits des marques dites "nationales" (Danone, Bonduelle...) et la rémunération de tous les maillons de la chaîne alimentaire.

Les prix d'achat obtenus par les fournisseurs - après déduction des remises et services - sont en recul "de l'ordre de 0,3%" sur un an, selon un communiqué du médiateur des relations commerciales agricoles, Francis Amand. En face, "les demandes de hausses de tarifs de la part des fournisseurs étaient de 3%". Une "légère déflation est observée pour toutes les catégories de produits à l'exception de celle des produits frais laitiers et des oeufs, qui connaissent à nouveau une évolution positive de leurs prix d'achat en 2021", à hauteur de +0,5%, poursuit le médiateur.

Chiffres à "relativiser"

Ces chiffres sont obtenus à partir des éléments fournis par les distributeurs et les fournisseurs des rayons épicerie salée, épicerie sucrée, produits frais laitiers et oeufs, produits frais non laitiers (charcuterie, sandwichs...), surgelés et boissons. Ils doivent "être relativisés", est-il précisé, car ils ne couvrent pas les produits sous marque de distributeurs (MDD), les viandes, ni les produits livrés en vrac (fruits et légumes frais, viandes fraîches non emballées par le fournisseur, poissons, une partie du rayon boulangerie-viennoiserie...)

Cette année, la tension de ces négociations portant sur des milliards d'euros de produits a été exacerbée par la crise sanitaire et économique, mais aussi par la flambée des cours des céréales qui gonfle les coûts de production des éleveurs. Le médiateur a davantage été sollicité. L'an dernier à la même période, six négociations avaient été finalisées sous son égide, contre 41 cette fois-ci.

Elles "ont abouti dans la plupart des cas à une évolution du prix (...) légèrement plus favorable que celle observée globalement", est-il relevé. Le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie a poussé pour une hausse des prix d'achat des produits à forte composante agricole, comme les pâtes et les oeufs. Il a aussi concédé qu'il fallait aller "plus loin" que la loi Alimentation ("Egalim") votée en 2018 pour réviser les règles du jeu des négociations commerciales au bénéfice des agriculteurs. Il soutient une proposition de loi en ce sens du député de la majorité Grégory Besson-Moreau.

P.L. avec AFP