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Le patron de Carrefour contre le travail du dimanche

Georges Plassat est favorable à l'ouverture des magasins de proximité le dimanche, mais pas des très grandes surfaces situées en périphérie.

Georges Plassat est favorable à l'ouverture des magasins de proximité le dimanche, mais pas des très grandes surfaces situées en périphérie. - Matthieu Alexandre – AFP

Georges Plassat, le patron du géant de la grande distribution, a indiqué ce lundi 8 décembre qu'il n'était pas du tout favorable à l'ouverture des grandes surfaces le dimanche. Il juge plus utile une ouverture plus tardive en soirée.

Assouplir la législation sur le travail du dimanche n'est pas forcément du goût des patrons. Celui de Carrefour, par exemple, n'y est "pas du tout" favorable, a-t-il indiqué ce 8 décembre, en tout cas en ce qui concerne les grandes surfaces alimentaires.

"Je suis favorable à l'ouverture des magasins alimentaires et beaucoup moins, voire pas du tout pour les hypers", a déclaré Georges Plassat sur France Inter.

En somme, il estime qu'ouvrir les magasins de proximité le dimanche a du sens pour faire vivre les centres villes, mais pas les très grandes surfaces situées en périphérie.

Plaidoyer pour l'ouverture en soirée 

Le gouvernement prépare actuellement un projet de loi qui inclura la possibilité "de passer de cinq à douze dimanches" travaillés par an. Le Premier ministre Manuel Valls l'a confirmé dimanche sur France 2. Un moyen de satisfaire à la fois Bruxelles et les enseignes comme celle du secteur du bricolage, qui réclament plus de flexibilité en France. 

Le patron de Carrefour, lui, a souhaité "que cette loi soit appliquée de façon équitable puisque, d'une commune à l'autre, les autorisations données par les maires ne sont pas nécessairement convergentes".

En outre, il ne serait "pas complètement inutile" d'ouvrir les commerces en soirée "alors que les femmes travaillent et que les gens considèrent parfois qu'aller dans les magasins est distrayant".

110 millions de CICE

Georges Plassat a continué d'aller à contre-courant à propos cette fois de l'augmentation de 50% de la Tascom, la taxe sur les surfaces commerciales. Le PDG du premier groupe français et européen de distribution a pris ses distances avec la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), entrée la semaine dernière en conflit avec le gouvernement sur cette question.

L'Assemblée nationale a en effet voté mardi cette hausse afin de corriger certains "effets d'aubaine" du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE). En représailles, la FCD a décidé mercredi de suspendre la mise en oeuvre d'un accord sur les contrats de génération prévoyant 30.000 embauches.

La hausse de la Tascom "n'était pas indispensable", mais "il faut équilibrer nos observations dans ce domaine", a estimé Georges Plassat. Il a précisé que Carrefour devrait percevoir 110 millions d'euros au titre du CICE en 2014.

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N.G. avec AFP