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Le maillot "deux étoiles" des Bleus coûte moins de 3 euros à produire

Le fabricant Nike a fait appel à deux entreprises sous-traitantes pour produire en Thaïlande les maillots des champions du monde.

C’est la tunique que tous les supporters des Bleus rêvent de revêtir. Après la victoire des joueurs de Didier Deschamps en Coupe du Monde dimanche dernier, Nike a lancé la production de huit millions de maillots de l’Équipe de France agrémentés d’une deuxième étoile. Il faudra néanmoins s’armer de patience pour s’en procurer puisque la commercialisation, elle, n’est pas prévue avant la mi-août.

Si les tuniques bleues mettent si longtemps à envahir les rayons de l’Hexagone, c’est parce qu’elles sont fabriquées en Thaïlande. Là-bas, Nike dispose de 30 usines sous-traitantes et de 37.000 ouvriers.

Pour la production de maillots, la marque à la virgule fait notamment appel aux sociétés Nanyang Garment et Nice Apparel, rapporte le JDD. Leurs principales usines se situent dans le nord-est du pays où les salaires sont plus faibles qu’à Bangkok (180 euros par mois au lieu de 250 euros).

Faibles coûts de production

Pour Nike, ce système permet de réduire considérablement les coûts de production. Au total, le coût de la fabrication d’un maillot, taxes douanières incluses (transport en bateau durant trois semaines) atteint moins de 3 euros. Son prix de vente, lui, est fixé à 85 euros pour un maillot "réplica" et 140 euros pour un "authentic".

Par ailleurs, la décomposition du prix d’un maillot de l’Équipe de France, dévoilée par le JDD à partir des observations de l’ONG Éthique sur l’étiquette, s’opère de la manière suivante: 16% de marge pour Nike, 4,5% pour le marketing, 63% (TVA comprise) pour les distributeurs (GoSport, Decathlon, Intersport, etc.), 4,5% pour la FFF (Fédération française de football), 3,5% pour les matières premières, 3% de taxes, 2,5% pour les fournisseurs, 2% pour les transports et douanes et 1% pour les salaires des ouvriers, soit 85 centimes.

P.L