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La moitié des commerces ont réalisé moins de 50% de leur chiffre d'affaires habituel, selon la CCI

Le président de CCI France a par ailleurs expliqué les hausses de prix constatées dans certains commerces par la nécessité de couvrir des surcoûts et de ne pas travailler à perte.

Le président de CCI France a par ailleurs expliqué les hausses de prix constatées dans certains commerces par la nécessité de couvrir des surcoûts et de ne pas travailler à perte. - Pixabay

Selon l'organisation nationale des chambres de commerce et d'industrie (CCI), la moitié des commerces en France ont réalisé moins de 50% de leur chiffre d'affaires habituel durant la première semaine de déconfinement.

La fin du confinement ne signe pas forcément le début d'une reprise rapide d'activité. Pas pour certains commerces du moins. Au micro de France Info ce lundi, le président de CCI France a indiqué qu'il allait falloir "plusieurs semaines et mois" avant de pouvoir observer un retour à la normale. Au point que la reprise ne devrait pas se faire, selon lui, "avant les fêtes de Noël".

"On a un commerce sur deux qui n'est pas parvenu à dépasser 50% de son chiffre d'affaires normal", a-t-il tenu à préciser, bien qu'il reconnaisse que durant la semaine de réouverture des commerces non alimentaires, le chiffre d'affaires de certaines enseignes s'est révélé "moins mauvais que ce qui était attendu".

Le président de CCI France a également constaté "une certaine difficulté des petits commerces à s'organiser, à faire respecter les gestes barrières" et "on sent une inertie des clients qui sont en observation".

Couvrir les surcoûts

Il a cité à l'appui une enquête réalisée par le secteur de l'habillement selon laquelle "74% des personnes sondées éviteront les lieux trop fréquentés".

Le président de CCI France a par ailleurs expliqué les hausses de prix constatées dans certains commerces par la nécessité de couvrir des surcoûts et de ne pas travailler à perte.

"Clairement, il y a des dépenses supplémentaires nécessitées par les protections sanitaires, (et) il y a des recettes inférieures nécessitées par le filtrage du nombre de clients", poursuit-il.

"Tout ça fait qu'on a des commerces qui doivent travailler avec des coûts fixes installés à peu près identiques partout où le personnel est revenu, avec un niveau d'activité plus faible et des dépenses en plus", a-t-il ajouté.

Selon lui, il y a un risque, "si l'entreprise n'arrive pas à couvrir ces surcoûts, [qu']elle reprenne à perte" et obère son avenir. Selon Pierre Goguet, le maintien des aides publiques s'avère donc indispensable pour les entreprises qui n'arriveraient pas à renouer avec un certain niveau de rentabilité. 

JCH avec AFP