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Fnac : introduction en Bourse risquée pour la filiale de PPR

PPR a annoncé de bons résultats pour 2012. Seule ombre au tableau : la Fnac, que le groupe français souhaite introduire en Bourse.

PPR a annoncé de bons résultats pour 2012. Seule ombre au tableau : la Fnac, que le groupe français souhaite introduire en Bourse. - -

Avec un chiffre d’affaires en recul de 2,1% à taux de change comparable, la Fnac pèse lourdement dans les résultats du groupe français PPR, qui souhaite s’en séparer.

PPR a publié ses résultats annuels ce vendredi 15 février. Le groupe a amorcé depuis plusieurs années son recentrage vers le luxe, et se sépare progressivement de ses activités de distribution. Cette année, le gros morceau c'est la Fnac, dont l'introduction en Bourse a été annoncée pour 2013.

Certains y ont vu un aveu de faiblesse. A défaut de prétendant, PPR tente l'aventure boursière pour la Fnac. Cela n'est pas sans risque, car l'appétit du marché pour l'actif Fnac n'est pas vraiment au rendez-vous.

Internet comme vecteur de croissance

La Fnac est une marque emblématique. Mais son modèle économique dérape. Depuis qu'il est aux commandes du groupe, Alexandre Bompard a essayé de redresser la société, via un plan d'économies de 80 millions d'euros. Mais aujourd'hui, c'est un fait : les volumes de ventes de DVD ou de livres ne se font plus en magasin mais sur internet.

Et pour rivaliser avec le web, il faut brader les prix. Résultat : la rentabilité du groupe est tombée sous les 2% en 2012. La Fnac a bien essayé d'investir d'autres terrains, comme l'électroménager haut de gamme.

Mais là encore, les spécialistes sont sceptiques. Le vrai vecteur de croissance, c'est le site internet. Il gagne des parts de marché... mais pas suffisamment pour regonfler les résultats du groupe.

Sidonie Watrigant