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PPR: quel avenir pour la Fnac?

La mise en bourse de la Fnac, selon que la majorité ou seulement une partie de son capital est cotée, pose la question de son avenir

La mise en bourse de la Fnac, selon que la majorité ou seulement une partie de son capital est cotée, pose la question de son avenir - -

Plusieurs comités d'entreprises sont prévus ce mardi dans les différentes filiales de la Fnac. Depuis ce week-end, des rumeurs circulent sur une cession ou une mise en bourse pour cette société appartenant aujourd'hui au groupe PPR. Reportage vidéo: Gaëtane Meslin et Baptiste Laigle.

C’est de notoriété publique: PPR, qui rencontre des difficultés dans la distribution, cherche à se recentrer sur des métiers qui échappent à la crise. Pour le groupe de François Pinault, ce sera le luxe et le sport/lifestyle. Ainsi, l’avenir de la Fnac et de Redcats, le pôle vente à distance du groupe, est incertain.

Chez la Fnac, des CCE extraordinaires sont prévus ce mardi 9 octobre. Selon la presse, une introduction en bourse de la chaîne de distribution de biens culturels devrait y être actée. Mais pourquoi ne pas tout simplement vendre l’enseigne? Tout simplement parce qu’à l’heure où tous les distributeurs voient leur business model remis en question par l’e-commerce, il faudrait brader l’actif. Une concession à laquelle ne peut se résoudre le PDG du groupe, François-Henri Pinault.

Une mise en bourse de la majorité ou d'une partie d'une capital

Pour les salariés et leurs représentants en tout cas, la mise en bourse de leur société n’a rien de rassurant. Elle fait planer au-dessus de leurs têtes le spectre de la fermeture de sites jugés peu rentables et de licenciements.

Si PPR décide de coter la majorité du capital de la Fnac, des industriels ou des fonds d’investissement auront la possibilité d’en devenir actionnaire majoritaire. Dès lors, ils pourront imposer leurs choix stratégiques.

Si PPR décide de garder la majorité du capital, la direction gardera la main sur sa filiale et continuera d’appliquer son plan "Fnac 2015". Lequel a déjà commencé à porter ses fruits: au premier trimestre, les ventes de l’ex "agitateur de curiosités" ont moins reculé que celles du marché. Reste que les ventes de CD et de DVD sont en chute libre, et celles de la librairie sont menacés par l'arrivée du livre numérique.

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