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Fnac-Darty supprime 111 postes et en crée 86

La fusion des sièges de Fnac et de Darty va mener à  la suppression nette de 25 postes.

La fusion des sièges de Fnac et de Darty va mener à la suppression nette de 25 postes. - Eric Piermont - AFP

Le nouvel ensemble né de la fusion du distributeur de produits culturels et du distributeur d'électroménager a présenté son projet d'organisation ce jeudi. On y apprend notamment que 25 postes vont disparaître.

On en sait plus sur les traductions concrètes de la fusion Fnac-Darty. Le nouvel ensemble a présenté ce jeudi la nouvelle organisation de son siège, sur le principe "un groupe, deux enseignes", souligne le communiqué. Le projet prévoit notamment 111 suppressions de postes, pour 86 créations.

En termes d'emploi, la perte nette devrait ainsi s'élever à 25 emplois, puisque la direction prévient que les 86 nouveaux postes créés seront "proposés en priorité aux salariés concernés par ces suppressions". Pour les autres, la direction va mettre en place un plan de départs volontaires. Ainsi, assure le groupe, "les suppressions de postes seront donc exclusivement réalisées sur la base du volontariat, sans phase de départ contraint".

Chaque enseigne conserve sa direction de marque

Cette réorganisation résulte des synergies entre les deux marques, que le groupe détaille dans le communiqué. Concrètement, les achats et le développement commercial des deux enseignes seront réunis en une "direction commerciale unique pour les deux". Seuls les univers spécifiques à chacune procéderont à leurs achats de manière indépendante: la culture pour la Fnac, la cuisine pour Darty.

Les services marketing, e-commerce et exploitation (gestion du réseau de magasins) de Fnac et Darty seront également joints, mais chaque enseigne conservera sa "direction de marque". Et les services "classiques" de toutes grandes entreprises - ressources humaines, service financier, direction des opérations, des systèmes d'information, de la stratégie et de la communication- seront également désormais communs aux deux enseignes.

Le total des suppressions de postes paraît à première vue moins massif que ne l'appréhendait la CGT. Fin février, la centrale syndicale indiquait craindre une "casse sociale" à l'occasion de la fusion des deux sièges, avec des centaines de postes supprimés.

Nina Godart