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FagorBrandt: Montebourg a envoyé un collaborateur à Madrid

Les marques de FagorBrandt devraient être rachetées par le groupe algérien Cevital.

Les marques de FagorBrandt devraient être rachetées par le groupe algérien Cevital. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Le ministre du redressement productif a annoncé travailler avec le gouvernement espagnol pour régler le "problème des marques" de Fagor, ce lundi 17 mars. Leur rachat par Cevital a été rejeté par la justice espagnole.

Arnaud Montebourg n'abandonne pas le dossier FagorBrandt. Alors que la justice espagnole a rejeté le rachat des marques d'entreprise par Cevital, le ministre du Redressement productif a annoncé, ce lundi 17 mars, avoir envoyé un collaborateur à Madrid "d'urgence", la semaine dernière.

Le groupe algérien Cevital est le principal candidat à la reprise du fabricant français d'électroménager, qui emploie 1.800 salariés. Il a posé comme condition suspensive à son offre, le fait de pouvoir se porter acquéreur des marques Brandt, Vedette, Sauter, De Dietrich...

D'où la mobilisation du ministre du Redressement productif : "Nous essayons de résoudre avec le gouvernement espagnol et la justice espagnole le problème des marques", a-t-il expliqué lors de l'inauguration de la station de recharge de véhicules électriques de Bercy.

Arnaud Montebourg a maintenu des contacts "à plusieurs reprises" avec le ministre espagnol de l'Industrie José Manuel Soria. "Nous sommes très mobilisés avec nos amis espagnols pour essayer de trouver une bonne solution dans l'intérêt de l'Espagne et de la France et permettre la remise en marche des usines espagnoles et françaises", a-t-il assuré.

Le tribunal demande une offre de 35 millions d'euros

Le tribunal de commerce de Saint-Sébastien a laissé la porte ouverte à un accord sur le rachat des marques si "une offre améliorée" atteignant 35 millions d'euros était déposée par Cevital, qui avait proposé 25 millions.

La reprise de FagorBrandt, filiale du groupe espagnol Fagor, était depuis novembre compliquée par le fait que ses marques sont détenues par une autre filiale du groupe espagnol, lui-même en faillite.

FagorBrandt avait été placé en redressement judiciaire en novembre. Une grande part des salariés sont au chômage partiel depuis octobre. Un nouvel examen devrait avoir lieu le 27 mars.

J.S avec AFP