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Danone entre au capital de Kona Deep, une eau puisée dans les fonds marins d'Hawaï

Danone a pris une participation minoritaire dans les eaux Kona Deep. (image d'illustration)

Danone a pris une participation minoritaire dans les eaux Kona Deep. (image d'illustration) - Raymon Enriquez - Kona Deep - Capture Facebook

Le leader mondial de l’eau en bouteille vient de prendre une participation minoritaire dans Kona Deep. Une marque d’eau minérale hawaïenne.

Danone met un pied dans l'État d'Hawaï. Comme l'indique l'agence Reuters, le géant français de l'agroalimentaire a acquis une participation minoritaire dans les eaux Kona Deep. 

Créée en 2015, cette société commercialise, principalement aux États-Unis, ses eaux puisées à 900 mètres au-dessous de la surface de l'océan, près de la ville hawaïenne de Kona. "Les eaux profondes des océans hawaïens offrent aux consommateurs la pureté d'une source naturelle et la présence d'électrolytes océaniques naturels", affirme Danone dans un communiqué.

Une levée de fonds de 5,5 millions de dollars 

L'entreprise française indique avoir été séduite par la société hawaïenne car Kona Deep "s’est fixé pour mission d’offrir aux consommateurs une eau au positionnement premium à la fois bonne et à fort pouvoir hydratant, en ligne avec la vision stratégique "One Planet. One Health" du groupe". 

C'est à l'occasion d'une levée de fonds de 5,5 millions de dollars (4,6 millions d'euros) que Danone est devenu actionnaire minoritaire de Kona Deep, aux côtés de Grand Crossing Capital et d’investisseurs hawaïens. Cette prise de participation est censée permettre à la société, dirigée par Patrick Turpin de développer son réseau de distribution et d'augmenter sa capacité de production. Mais aussi de gagner en notoriété. . 

Pour rappel, avant d'entrer au capital de Kona Deep, Danone Ventures a déjà investi dans les marques françaises Yooji, Michel et Augustin, dans l'américaine Farmer's Fridge et dans le fonds américain AccelFoods visant les marques de produits naturels ou biologiques. Ses concurrents (comme Nestlé ou Unilever) misent eux aussi sur "de petites entreprises à fort potentiel", rappelle Reuters. Des entreprises "susceptibles de compenser en partie l'essoufflement de certaines de leurs grandes marques".

Antonin Moriscot