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Corruption en Chine: Sanofi dans le viseur

Le laboratoire est soupçonné d'avoir versé des pots de vin aux médecins et hôpitaux chinois pour mieux vendre ses médicaments.

Le laboratoire est soupçonné d'avoir versé des pots de vin aux médecins et hôpitaux chinois pour mieux vendre ses médicaments. - -

Le laboratoire français a publié un communiqué, ce jeudi 8 août, dans lequel il affirme prendre "très au sérieux" les allégations de corruption dont il est l'objet en Chine. Rappel des faits.

Nouvel épisode de la guerre que mène Pékin contre la corruption. Le géant français de la pharmacie a indiqué, jeudi 8 août, qu'il prenait "très au sérieux" les allégations dont il fait l'objet en Chine. Les faits remonteraient à 2007, selon le quotidien chinois 21st Century Business Herald.

Citant un informateur anonyme, le journal raconte que Sanofi aurait versé à cette époque des pots-de-vin à hauteur de 1,69 million de yuans (207.000 euros) à 503 médecins et 79 hospitaliers chinois à Shanghai, Pékin, Hangzou et Guangzhou, pour augmenter ses ventes de produits pharmaceutiques.

Des surcoût de 20% du prix des médicaments

Le laboratoire affirme, ce jeudi, qu'il fait preuve de tolérance zéro envers les pratiques douteuses. Il avait reconnu un peu plus tôt en août qu'un de ses bureaux chinois a été perquisitionné par l'administration en charge de l'Industrie et du Commerce.

Une manœuvre effectuée dans le cadre d'une vaste enquête des autorités chinoises qui visent plusieurs grandes firmes pharmaceutiques mondiales soupçonnées des mêmes faits: avoir payé des grosses sommes aux acteurs du milieu médical chinois pour qu'ils mettent en valeur leurs produits.

Ces méthodes aurait entraîné un surcoût des médicaments d'environ 20% selon les enquêteurs chinois. Parmi les autres groupes visés figurent GlaxoSmithKline, AstraZeneca, Roche et Merck, et donc Sanofi. Au total, les autorités ont contrôlé les tarifs de 60 compagnies pharmaceutiques.

Nina Godart