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Après McDonald's, KFC va afficher à son tour le nutri-score sur ses produits

Le fast-food spécialisé dans le poulet frit veut améliorer la transparence auprès du consommateur et espère ainsi poursuivre sa croissance en France.

On les imaginait comme les derniers acteurs à mettre en place le nutri-score mais voici que les géants des fast-food décident de jouer carte de la transparence. Après McDonald's, c'est un autre poids lourd du secteur, KFC, qui met en place cette notation nutritionnelle sur ces produits.

Selon une information révélée par le JDD, la chaîne de restauration rapide, réputée pour son poulet frit, mettra le nutri-score en place dès lundi. Il sera affiché pour tous les produits à la fois sur le site internet et sur les bornes de commande des 287 restaurants français.

Le "bucket" noté C

Il faut dire que les scores ne s'annoncent pas si catastrophiques malgré des menus où la friture est reine.

"70% des produits de notre gamme permanente sont entre le A et le C" témoigne Cédric Losdat, DG de KFC France au JDD.

Le "bucket", fameux sceau rempli de poulet passé dans la panure et la friteuse affichera ainsi une note de C. En réalité, ce sont les pâtisseries les plus mal notées avec un nutri-score E.

McDo a initié le mouvement

KFC, comme les autres géants du fast-food, tente d'améliorer ses pratiques en termes de nutrition, d'origine des produits ou encore de recyclage des emballages. Une manière d'accompagner sa croissance alors que le fast-food a le vent en poupe en France avec un chiffre d'affaires 2021 prévu en hausse de 7% par rapport à 2019 (il atteignait alors 600 millions d'euros).

En mai dernier, McDonald's avait annoncé le nutri-score en France sur ses produits avec des burgers notés B (deux produits: le P'tit Wrap Ranch et le Double Filet-O-Fish) mais surtout C (Big Mac) et D (Big Tasty). Les frites affichent, elles, un nutri-score B.

Il était difficile, alors, pour les rivaux KFC et Burger King de rester muets sur le sujet. Le premier a donc répondu, en attendant que le second s'aligne aussi sur cette démarche.

Thomas Leroy Journaliste BFM Business