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Brussels Airlines envisage de se séparer d'un quart de ses effectifs

La grève des pilotes de Brussels Airlines devrait affecter 60.000 passagers seront la direction de la compagnie. (image d'illustration)

La grève des pilotes de Brussels Airlines devrait affecter 60.000 passagers seront la direction de la compagnie. (image d'illustration) - Pascal Pavani - AFP

La compagnie aérienne belge a annoncé ce mardi dans un communiqué qu'elle envisageait de supprimer 1000 postes en son sein, soit un quart de ses effectifs.

Après British Airways, SAS, IcelandAir, Ryanair, Nowegian, Virgin et Air France, au tour de Brussels Airlines d'annoncer des réductions d'effectif à venir. La compagnie belge envisage de supprimer 1000 postes, ce qui représente un quart de ses effectifs, selon un communiqué publié ce mardi. 

Les compagnies aériennes ont pris de plein fouet la crise sanitaire qui a cloué les avions de tourisme au sol pendant plusieurs semaines. Et alors que les vols reprennent petit à petit, les dirigeants du secteur, comme celui d'Emirates, n'espèrent pas de retour du trafic à la normal avant 2021. 

La filiale du groupe allemand Lufthansa, a annoncé que cette mesure était "indispensable pour assurer sa survie" face aux conséquences de la pandémie de coronavirus.

"Cette crise sans précédent a aggravé notre situation financière, nous obligeant à prendre des mesures importantes et indispensables. La restructuration est nécessaire de toute urgence afin de survivre à la crise actuelle", a expliqué dans un communiqué le PDG de la compagnie, Dieter Vranckx, à l'issue d'un conseil d'entreprise extraordinaire.

Le "plan de redressement" présenté mardi par la compagnie prévoit "une réduction de la flotte" de 54 à 38 avions, soit une réduction de 30%.

"La taille globale de la compagnie, et par conséquent ses effectifs, seront réduits de 25%", explique Brussels Airlines, qui "collaborera avec ses partenaires sociaux pour réduire le nombre de licenciements forcés à un minimum absolu".

La compagnie espère ainsi "se développer de manière rentable dès que la demande dans le transport aérien aura retrouvé une nouvelle normalité, ce qui est prévu à partir de 2023".

Elle justifie ces annonces par "l'impact extrêmement négatif de la crise du coronavirus sur les finances de la compagnie et la toujours très faible demande pour des voyages en avion".

Depuis le 21 mars et la suspension temporaire de tous ses vols, la compagnie "perd un million d'euros par jour en raison de pertes de revenus et de coûts qui ne peuvent être évités, tels que les frais de leasing et d'entretien de ses avions".

En dépit de ce "plan de redressement", Brussels Airlines espère toujours recevoir "le soutien de son actionnaire Lufthansa et du gouvernement belge".

Les négociations entre la maison mère Lufthansa et le gouvernement belge dirigé par Sophie Wilmès sur une éventuelle aide de l'Etat belge n'ont pour l'instant pas encore abouti.

Dans un tweet la Première ministre belge a regretté "une annonce difficile" pour les personnels de la compagnie et leur famille. "Je recevrai les syndicats cet après-midi en compagnie des ministres" de l'Economie et des Finances, concernés par le dossier, a ajouté Sophie Wilmès.

Brussels Airlines, première compagnie belge du secteur aérien, a succédé en 2002 à l'historique Sabena déclarée en faillite l'année précédente. Elle revendique un chiffre d'affaires annuel de 1,5 milliard d'euros en 2018.

Lufthansa est entré au capital en 2009 et, depuis janvier 2017, la SN Airholding qui chapeaute Brussels Airlines est détenue à 100% par la Deutsche Lufthansa AG.

N.G. avec AFP