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Bridgestone: le gouvernement veut "une contre-expertise"

Face à la direction de l'usine qui estime que la seule option est la cessation d'activité, la ministre déléguée à l'Industrie exige une contre-expertise indépendante.

"Bridgestone a étudié toutes les solutions alternatives possibles, notamment celle de nouveaux investissements pour une production de pneus différents à Béthune" mais affirme que "le projet de cessation totale d'activité" de l'usine de Béthune était "la seule option qui permettrait de répondre à la surcapacité de production structurelle de Bridgestone et donc de sauvegarder la compétitivité de ses opérations en Europe".

Face à cette fin de non recevoir suite à une réunion entre des membres du gouvernement, les syndicats et la direction, Agnès Panier Runacher, la ministre déléguée à l'Industrie estime au contraire que ces solutions alternatives existent.

Elle annonce donc que le gouvernement va mener une contre-expertise. "Nous ne voulons pas tomber dans la fatalité et nous résoudre à cette décision qui appelle une contre-expertise". L'ensemble des parties prenantes sera donc réunie dans deux à trois semaines "spécifiquement sur ces sujets là".

"Ils nous ont dit qu'ils avaient examiné un certain nombre de scénarios, nous voulons les contre-expertiser, nous allons mandater un cabinet conseil, Accenture, qui va faire ce travail (...) qui nous permettra non seulement de regarder ces scénarios mais aussi de proposer éventuellement des scénarios alternatifs autour de cette technologie du pneu", a-t-elle dit évoquant la piste du recyclage des pneus.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business