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Assurances: le nouveau régime pour les entreprises en cas de catastrophe sanitaire bientôt finalisé

Combien peut-on gagner en renégociant son assurance-emprunteur ?

Combien peut-on gagner en renégociant son assurance-emprunteur ? - rawpixel - pixabay

Calqué sur le régime de catastrophe naturel, il doit permettre d'indemniser les entreprises fermées administrativement lors d'une épidémie.

La pandémie de covid a complètement bouleversé les règles du jeu des assurances d'entreprises. Beaucoup d'entre-elles se sont vues refuser des indemnisations de pertes d'exploitation alors que le risque pandémique faisait partie de leurs contrats. D'autres ont poursuivi en justice leurs assureurs suite à ces refus et ont parfois gagné.

Désormais échaudés, les assureurs remettent en cause la couverture de ce risque. Comme l'a indiqué ce jeudi Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie:

"Beaucoup de restaurateurs, d'hôteliers s'inquiètent des courriers qu'ils reçoivent qui leurs indiquent qu'ils ne pourront plus être couverts par les risques de pandémie. Cela entraîne énormément d'inquiétudes".

Le gouvernement va donc finaliser "dans les prochaines semaines, un nouveau régime d'assurance pour les entreprises en cas de catastrophe sanitaire impliquant une fermeture administrative", indique le locataire de Bercy.

Faire cotiser toutes les entreprises

Il s'agit d'imaginer un système de partenariat public/privé qui permet de faire face aux catastrophes sanitaires" expliquait en avril dernier sur BFM Business Jean-Laurent Granier, PDG de Generali France et vice-président de la Fédération Française de l'Assurance.

En clair, il s'agirait de calquer le dispositif sur celui des catastrophes climatiques. "Les assureurs interviennent en premier niveau, et lorsque les primes sont épuisées, c'est l'Etat qui donne sa garantie et qui intervient pour faire face à des évènements d'ampleur exceptionnelle", ajoute le responsable.

Cela devrait ressembler à un produit obligatoire. "Ce type de régime, pour qu'il fonctionne, il faut effectivement qu'il soit obligatoire pour qu'il soit étendu au plus grand nombre", explique Jean-Laurent Granier. "Regardez, en terme de catastrophes naturelles, si on avait uniquement les gens de la frange côtière, de la Côte d'Azur et de la façade ouest de la France qui cotisaient, et que les Auvergnats ou les Limougeauds n'étaient pas concernés, il ne serait pas possible d'organiser une solidarité nationale. Il faut donc que ce soit établi à grande échelle et ensuite que ce soit réservé à des catastrophes particulièrement massives comme celle que nous connaissons."

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business