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Aire marine protégée, fin du plastique...: Estrosi annonce des mesures pour la mer à Nice

Le maire de Nice a dévoilé vendredi plusieurs mesures pour protéger la mer Méditerranée parmi lesquelles la création d'une aire marine protégée et la fin du plastique à usage unique d'ici 2024.

C'est dans un timing bien précis que Christian Estrosi a choisi d'annoncer les nouvelles actions de la ville de Nice pour protéger la mer. Au lendemain du Congrès mondial de la nature et à quelques jours de l'ouverture des Assises de l'économie de la mer qui se tiendront à Nice les 14 et 15 septembre, le maire de la ville a présenté plusieurs mesures qui vont être mises en place dans les prochaines années.

Christian Estrosi a d'abord annoncé la création d'une aire marine protégée. Elle devrait s'étendre "sur un périmètre extrêmement large qui part de l'aéroport de nice pour aller jusqu'au cap de Nice à l'entrée de la baie de Villefranche" a précisé le maire de Nice sur BFM Côte d'Azur.

Une mesure qui a fait écho aux propos d'Emmanuel Macron qui avait lui-même annoncé au début du Congrès pour la nature l'extension des aires marines de la Méditerranée bénéficiant de "protection forte" à 5% d'ici à 2027, contre 0,2% actuellement.

Une "politique du zéro plastique"

Parmi les autres mesures annoncées par le maire de Nice se trouve aussi la fin du plastique.

D'ici à 2024, "il n'y aura plus une seule activité, particulière ou commerciale, qui, sous peine de poursuite, sera autorisée à mettre sur le marché quelque produit plastique que ce soit" a-t-il déclaré à BFM Côte d'Azur. Une annonce justifiée par les dégâts causés par le plastique "aux mammifères, à la faune, à la flore, à la biodiversité, au biotope dans son ensemble."

Cette mesure se déclinera en trois étapes: l'interdiction du plastique à usage unique dans les bâtiments administratifs dès janvier 2022, son interdiction dans les commerces en janvier 2023 et la mesure devrait enfin s'appliquer à "toutes les activités commerciales sur le territoire" à partir de janvier 2024, a annoncé le maire de Nice sur Twitter.

"0,0%" d'émissions de soufre

Christian Estrosi a par ailleurs décidé de s'attaquer aux "fumées maritimes" et notamment au souffre émis par les navires qu'il a décrit comme "une substance extrêmement dangereuse en matière de perturbateurs endocriniens".

"Nous sommes à Nice à 0,1% (d'émissions de soufre pour les ferries, ndlr), nous serons à 0,0% d'ici deux à trois ans" a-t-il déclaré.

Le maire de Nice a aussi précisé que les passagers des ferries qui souhaiteront embarquer leur voiture devront "s'acquitter d'une taxe de 60 euros pour nous aider à financer le programme de protection de la mer, de l'environnement et de l'atmosphère".

Emilie Roussey