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Patrick Bruel mise sur les Alpes-de-Haute-Provence pour produire ses cosmétiques

Le chanteur et acteur a récemment lancé une ligne de produits cosmétiques. Parmi les entreprises qui participe à ce projet "made in Provence", deux laboratoires se situent à Oraison et Forcalquier.

Après avoir lancé sa propre huile d'olive, notamment utilisée par des grands chefs français, Patrick Bruel s'est lancé un nouveau défi fin 2020. Le chanteur et acteur a créé sa propre ligne de produits cosmétiques depuis son oliveraie du Vaucluse l'année dernière. Une partie de la production est toutefois réalisée dans les Alpes-de-Haute-Provence.

"Nous livrons là-bas nos feuilles d’oliviers afin d’en extraire un antioxydant d’excellente qualité. Beaucoup de marques connaissent les bienfaits de l’huile d’olive. Mais nous sommes les premiers à croire aux vertus des feuilles", explique Solène Gayet, passée par LVMH et L'Occitane, en charge du projet.

Baptisé L'Olivier de Leos -contraction de Léon et Oscar, les prénoms des enfants de Patrick Bruel- la marque réalise des produits "hauts de gamme mais avec une démarche ultra-locale", poursuit la responsable. L'idée est simple: obtenir un produit "made in provence".

Les olives et feuilles d’oliviers sont ramassées dans le domaine de Patrick Bruel à l’Isle-sur-la-Sorgues. L’extraction de l’huile a lieu à Lançon-de-Provence.

"Une aventure provençale"

Et les laboratoires qui travaillent à l’élaboration des produits cosmétiques restent aussi à proximité, notamment l'IES Labo à Oraison et les laboratoires BEA à Forcalquier. Une fierté pour le chanteur.

"Tout ça est une très belle aventure, une aventure provençale puisque tout est fait ici, en Provence, de la première à la dernière goutte", explique Patrick Bruel sur BFM DICI.

Il aura fallu plus d'un an de travail pour le laboratoire, pour obtenir la qualité souhaitée. "C’était aussi une volonté de Patrick Bruel de trouver une expertise près du domaine. Il n’était pas concevable qu’on quitte la Provence pour produire notre gamme luxueuse", souligne Solène Gayet. "Ce projet vient asseoir notre identité d'acteur local qui fait la promotion du circuit court", insiste Mounir Tabbiza, directeur général des laboratoires BEA, qui mise sur l'utilisation du "formidable" écosystème provençal.

Valentin Doyen avec B.R.