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Épisode de grêle: le maire de Mison demande l'état de catastrophe naturelle pour les agriculteurs

Les agriculteurs de Mison et de Sisteron ont perdu une bonne partie de leurs récoltes. Le maire souhaite que l'État les dédommage.

Du gel au printemps, et maintenant de la grêle. Des orages violents ont touché ce week-end le Sisteronais-Buëch, notamment.

À Sisteron, les pommiers ont souffert sous l'effet de la grêle, comme l'explique Benjamin Cucchietti, exploitant agricole: "Sur ces jeunes pommiers, la grêle a été fatale, les quatre pommes qu'il y avait dessus sont écrasées. Le bois a été impacté et on a des blessures, alors que ce sont les premières années qui sont les plus décisives [...] Ça va être compliqué de le faire pousser. Donc c'est grave".

À Mison, la grêle a aussi fait des ravages: filets de protection arrachés, poteaux qui les soutenaient cassés, le maire de la commune, Robert Gay, a demandé le déclenchement de la procédure de catastrophe naturelle pour que l' État indemnise ces agriculteurs.

La sous-préfète de Forcalquier saisie

"Nous avons fait un communiqué à madame la sous-préfète de Forcalquier pour l'alerter sur les dégâts des cultures parce qu'au delà des pommiers, il y a aussi les cultures de maïs, tournesol et betteraves qui sont touchées."

Déclencher la procédure de catastrophe naturelle permettrait que "ce qui n'est pas assurable soit pris en compte par l'État au titre des calamités agricoles".

Début avril, un épisode de gel avait déjà ravagé les récoltes des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes. La région avait débloqué une aide de 500.000 euros pour les agriculteurs tandis que l' État avait débloqué un fonds de solidarité d'un milliard d'euros.

Par Ugo Marseille et Louis Chahuneau