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Crise au Chicas de Gap: 33 médecins urgentistes tirent la sonnette d'alarme

L'hôpital de Gap (image d'illustration)

L'hôpital de Gap (image d'illustration) - BFMDICI

Les médecins urgentistes de Gap, Embrun et Sisteron s'inquiètent des conséquences sur l'offre de soins de la crise interne que vit actuellement le Chicas de Gap.

Inquiets des conséquences sur l'offre de soins de la crise interne que traverse actuellement l'hôpital de Gap, 33 médecins urgentistes tirent la sonnette d'alarme. Dans un communiqué de presse, ils font part de leur "vive inquiétude".

"Nous médecins des urgences de Gap, Embrun et Sisteron, souhaitons exprimer notre inquiétude auprès de nos instances, de la préfecture et de la population concernant la prise en charge des patients victimes de traumatologie et au sens plus large de l’activité chirurgicale de notre structure", détaillent-ils, ce lundi, dans un communiqué de presse.

Crainte pour la continuité des soins

Avec la situation actuelle, les départs annoncés de chirurgiens et les arrêts de 5 chirurgines sur 6, les urgentistes craignent "que la continuité des soins ne soit plus assurée avec des critères de qualité" qu'ils avaient, jusqu'à présent, "su mettre en œuvre" pour les patients.

Ils redoutent la saison estivale "avec une fréquentation touristique probablement plus importante que les autres années". Les 33 urgentistes demandent donc aux instances de trouver rapidement une solution.

Une crise interne

Pour rappel, l'hôpital connaît depuis plusieurs semaines une crise interne, sur fond de conflit opposant deux chirurgiens du centre hospitalier: le docteur Hammami et le docteur Norotte. Le premier a dénoncé une pratique chirurgicale controversée du second, la cimentoplastie discale.

Après avoir été suspendu, le Dr Hammami a été réintégré mi-mars et s'est vu attribuer le statut de "lanceur d'alerte". Un titre contesté par une partie des soignants de l'hôpital qui déplorent sa réintégration. Cette crise interne à l'hôpital et entraîné plusieurs départs et manifestations, ainsi que la déprogrammation ou le report de plusieurs centaines de consultations et interventions.

Solenne Bertrand