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Les voitures autonomes légales dès cet été aux Etats-Unis?

Google fait partie des sociétés qui demandent une législation fédérale pour la voiture autonome. Une première base légale doit être présentée en juillet par la NHTSA.

Google fait partie des sociétés qui demandent une législation fédérale pour la voiture autonome. Une première base légale doit être présentée en juillet par la NHTSA. - Google

Autorisées dans le Nevada, sur certaines routes de Californie ou dans le Michigan, la voiture autonome ne peut cependant pas circuler dans l’ensemble des états américains. Et là où elle circule, la réglementation n’est pas identique. Une situation qui pourrait bien changer dès juillet. La NHTSA (National Highway Traffic Safety Administration) présentera en effet le mois prochain ses conclusions sur la voiture autonome, rapporte le Wall Street Journal et plusieurs médias spécialisés dans la high-tech.

Créer une législation fédérale

Ces conclusions serviront de base à la future législation fédérale qui encadrera les tests, mais aussi l’homologation et la mise sur le marché des voitures autonomes. En conséquence, elles étendront aussi rapidement les possibilités de tests sur route ouverte sur l'ensemble du territoire fédéral. L'arrivée sur le marché de ces véhicules pourrait aussi s'accélérer. 

Lors d’une conférence dans la région de Détroit (Michigan) en fin de semaine dernière, Mark Rosekind, administrateur principal de la NHTSA, a en effet précisé que les conclusions de l’agence porteraient sur plusieurs points, dont le déploiement des véhicules autonomes, les politiques publiques les accompagnant, mais aussi une clarification de la réglementation.

Amendements possibles des états

Cependant, la législation fédérale n’empêchera pas chaque état d’ajouter des spécificités locales. La Californie fait par exemple actuellement beaucoup de lobbying pour introduire une réglementation très stricte sur la sécurité des voitures autonomes.

La NHTSA mène depuis plusieurs mois des consultations auprès des grands acteurs du secteur, Google notamment, mais aussi les constructeurs automobiles comme Ford ou GM, comme auprès du grand public pour adapter la législation. Sociétés high-tech comme constructeurs appellent de leurs vœux cette législation depuis plusieurs mois, afin d’accélérer le développement de leurs produits, grâce à un cahier des charges très clair sur la légalité des différents éléments technologiques de la voiture autonome.

P. Ducamp