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Un péage sans barrière en test sur l'A4 à partir du mois de février

Ce test de péage sans barrière doit permettre de limiter les bouchons en évitant que les automobilistes s'arrêtent pour payer.

Ce test de péage sans barrière doit permettre de limiter les bouchons en évitant que les automobilistes s'arrêtent pour payer. - AFP

Sur un échangeur test en Moselle, les automobilistes qui ne disposent pas d'un abonnement télépéage seront identifiés grâce à la plaque d'immatriculation du véhicule. Ils pourront ensuite payer en ligne ou sur une borne située sur un parking à proximité.

Plus aucune barrière aux péages. Ce sera testé dès le mois prochain dans l'Est de la France. Le premier péage sans barrière de France, avec paiement différé, sera mis en service à partir de "début février" à l'échangeur de Boulay-Moselle (Moselle) sur l'autoroute A4, a indiqué ce mardi la Société des autoroutes du Nord et de l'Est de la France (Sanef).

La barrière traditionnelle de cet échangeur, à la sortie 38 de l'autoroute A4 (vers et depuis Metz), sera remplacée par un portique doté de caméras et de capteurs qui identifieront les plaques d'immatriculation des véhicules, lesquels pourront passer sans s'arrêter.

L'idée est de supprimer les bouchons au péage sur ce tronçon très utilisé pour les trajets domicile-travail, a expliqué un porte-parole de la Sanef.

Paiement en ligne ou depuis une borne

L'automobiliste aura concrètement dix jours pour payer son passage -1,30 euro à cette sortie- en ligne ou sur une borne de paiement installée sur le parking près du portique. Il pourra également se procurer une étiquette de paiement, qui permettra d'utiliser un pass prépayé ou de s'abonner. L'abonnement classique avec un badge Liber-t pour le télépéage reste évidemment valable.

En cas de non paiement dans les dix jours, l'automobiliste devra payer 20 euros de pénalité, selon la Sanef. 

Ce système appelé "free-flow" est déjà largement utilisé à l'étranger (Irlande, Grande-Bretagne, Portugal, Afrique du Sud, Suède, etc.), notamment par le groupe espagnol Abertis, maison-mère de la Sanef.

Toute la Normandie en free-flow avant 2022

"Le projet suivant, c'est de passer toute la Normandie en 'free-flow'. Actuellement, on s'arrête cinq fois entre Paris-La Défense et Caen sur l'A14 et l'A13", a indiqué le porte-parole. La Sanef espère y arriver d'ici la "fin 2021", selon lui.

La suppression des barrières de péage supprimerait bien des bouchons et permettrait d'économiser 10 millions de litres de carburant par an sur l'axe autoroutier entre Paris et la Normandie, a calculé la Sanef. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, cette innovation devrait amener la société a renforcer ses équipes, la gestion du "free-flow" devrait en effet développer de nouveaux besoins, estime la société d'autoroutes.

Julien Bonnet, avec AFP