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Que sont devenues les bornes Autolib' en banlieue?

Près d'un an après la fin du service Autolib', des bornes de recharge sont à l'abandon dans certaines communes, en attendant de trouver une solution de remplacement. D'autres villes ont décidé de passer à d'autres systèmes de recharge, tournant la page du service d'autopartage.

Si Paris a trouvé de nouvelles solutions d'autopartage après la fin du service Autolib', en banlieue, la transition est plus difficile. A Yerres, dans l'Essonne, quelques anciennes bornes de recharge sont recouvertes de bâches noires.

Débranchées par Bolloré à la fin du service il y a près d'un an, elles seront bientôt démantelées. Depuis l'hiver dernier, les bornes ont commencé à être retirées. Dans cette commune, la mairie a décidé de changer de système et se tourner vers la recharge à destination des propriétaires de véhicules électriques et non plus d'un seul service. 

"Nous avons décidé de rendre les emplacements Autolib' au stationnement classique, normal et réglementé. Mais nous avons en même temps développé des bornes de recharge électrique pour tous les clients qui roulent en véhicule électrique. Nous avons six emplacements sur la ville et nous comptons en développer d'autres dans les mois et les années qui viennent", détaille le maire de Yerres, Olivier Clodong. 

A ces bornes, le plein d'électricité coûte 3 euros. Le stationnement est quant à lui limité à deux heures. 

Des maires en attente de nouveaux services

Autre situation, à Charenton-le-Pont dans le Val-de-Marne où les bornes Autolib' sont toujours en place et attente d'une solution. Les propriétaires de véhicules électriques peuvent se garer sur les anciennes places, mais les bornes ont été laissées en état. Comme dans cette commune, l'arrêt d'Autolib' a laissé les villes orphelines de service d'auto-partage. Hervé Gicquel, le maire de Charenton veut croire qu'elles pourront être réutilisées et lance un appel du pied aux opérateurs. 

"Ce que je souhaite ardemment, c'est qu'il y ait un opérateur qui se saisisse de la situation en première couronne de l'agglomération parisienne. J'ai donc saisi la SIPPEREC, qui est un syndicat intercommunal dont Charenton est membre, et puis je suis ouvert le cas échéant à d'autres opérateurs", explique Hervé Gicquel. 

Ce maire plaide avant tout pour la mise en place d'un dispositif unique pour toutes les villes de l'agglomération parisienne. 

Alexia Elizabeth, Maïmouna Barry avec Carole Blanchard