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Le remplacement d’Autolib’ enfin bouclé à Paris

La Mairie de Paris a dévoilé ce lundi le détail de Mobilib’, l’offre d’auto-partage en boucle de la municipalité.

La Mairie de Paris a dévoilé ce lundi le détail de Mobilib’, l’offre d’auto-partage en boucle de la municipalité. - ©CHRISTOPHE BELIN ©MAIRIE DE PARIS

La Mairie de Paris a dévoilé ce lundi le détail de Mobilib’, l’offre d’auto-partage de la municipalité. Neuf mois après la fin du service Autolib’, ce dispositif s’ajoute aux 3 offres de voitures en libre-service opérées par de grands constructeurs.

Paris boucle enfin le remplacement d’Autolib’. Ce lundi, la municipalité a présenté Mobilib’, son offre d’auto-partage en boucle. Mobilib’ complète ainsi l’offre en free-floating (flotte en libre-service) de 1500 voitures déjà opérées depuis six mois par Free2Move (Groupe PSA), Moov’in Paris by Renault (Renault et Ada) et Car2Go (Daimler). Avec Mobilib’, quatre sociétés (Ubeeqo pour Mobilib’, Ada, Comutauto, et Drivy) se partageront ainsi 1213 places dans Paris intra-muros, pour mettre à disposition des Parisiens des voitures thermiques, électriques et hybrides.

Pour Free2Move, Moov’in et Car2Go, les utilisateurs peuvent prendre et laisser les véhicules en théorie n’importe où. En revanche, avec Mobilib’, à la fin de la location, les utilisateurs devront les ramener au même endroit.

Une offre multiple avec des voitures thermiques et électrifiés

Avec cette nouvelle offre, la municipalité veut cibler les deux principaux usages de la voiture en région parisienne. Mobilib’ s’adresse plutôt aux Parisiens qui veulent louer une voiture pour un temps assez long, par exemple passer un week-end en grande banlieue. Ils accompliront donc des trajets plus longs.

Au contraire, Free2Move, Moov’in Paris by Renault ou Car2Go visent plutôt des usages sur de petits trajets, avec des locations plus courtes, surtout dans Paris. L’objectif global reste cependant le même: limiter le nombre de voitures dans la capitale.

"Les études réalisées montrent que les abonnés à l’autopartage en boucle réduisent de 41 % leur kilométrage en voiture et 46 % des usagers de l’auto-partage en France renoncent à leur voiture personnelle", souligne la ville de Paris dans le dossier de presse qui accompagne ce lancement.

Une application pour chaque offre

Mobilib’ sera opéré par Ubeeqo, filiale du loueur Europcar. Cette société gérera 851 places, sur les 1213 estampillées Mobilib’. Depuis 2015, Ubeeqo proposait déjà des voitures en location dans Paris, avec 500 places dédiées, rappelle Le Monde. Si dans Mobilib’, la majorité des voitures seront hybrides et électriques, Ubeeqo met aussi à disposition des utilitaires, des compactes comme une Renault Mégane, ou des monospaces comme un Volkswagen Touran. Drivy, Ada et Comutauto se partageront les 362 places restantes.

"Avec ce réseau de stations, notre but est de proposer une expérience ultra-fluide, qui se rapproche le plus possible de ce qui se passe lorsqu’on utilise son propre véhicule, mais sans avoir à payer 4000 à 6000 euros d’entretien et de charges par an, pour une utilisation seulement 5% du temps", explique au Parisien Quentin Lestavel, directeur de Drivy France.

Des tarifs variables selon les offres

Reste à savoir si les Parisiens s'y retrouveront dans ces différentes offres. Chaque dispositif demande en effet de télécharger sa propre application, de créer son propre compte, comme pour les nombreux fournisseurs de trottinettes et vélos. Les tarifs sont aussi très variables, dépendant de la durée de la location ou du type de véhicule.

Les 3244 ex-places Autolib’ dans Paris intra-muros n’ont d'ailleurs pas toutes été réaffectées à l’auto-partage. La Mairie avait en effet déjà précisé que 1000 places avec bornes de recharge resteront dédiées au stationnement des véhicules électriques du grand public.

Pauline Ducamp