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La défaillance critique, point-clé du nouveau contrôle technique

C’est l’une des principales modifications du nouveau contrôle technique. Ce troisième type de défaillance doit empêcher des véhicules immédiatement dangereux de circuler.

Ce dimanche entre en vigueur la nouvelle formule du contrôle technique. Parmi les changements, ce 20 mai, la réglementation instaure un nouveau type de défaillance, ces manquements du véhicule qui déterminent ou non s’il est en bon état: elle se nomme la défaillance critique.

Comment définir une défaillance critique

Ce type de défaillance représente "un danger direct et immédiat pour la sécurité routière, ou ayant une incidence grave sur l’environnement", précise le ministère de l’Intérieur. Parmi les 144 nouvelles défaillances critiques se trouvent par exemple une absence de liquide de frein, un disque de frein cassé, ou encore des volant, siège conducteur ou roues mal fixés.

La présence de l’une d’entre elles entraînera un résultat "défavorable pour défaillances critiques" au contrôle technique, avec l’obligation de faire passer une contre-visite au véhicule dans les 2 mois, après réparations. La voiture ne disposera cependant d’un contrôle technique provisoire que jusqu’au soir minuit, afin de l’amener au garage pour réparations.

Passé ce délai de quelques heures, la voiture n’aura plus de contrôle technique, tant qu’elle n’aura pas repassé de contre-visite. Elle sera donc en défaut de contrôle technique, ce qui expose son propriétaire à une immobilisation de la carte grise et une amende de 135 euros. Le contrôleur technique ne pourra pas retenir le véhicule au centre.

"Une dangerosité évidente"

Ces défaillances critiques ne devraient cependant représenter qu’une minorité de véhicules, car il semble difficile d’imaginer pléthores de voitures roulantes avec "pénétration de fumées ou de gaz d’échappement dans l’habitacle du véhicule" ou une "absence de plancher", deux défaillances placées dans la liste des critiques.

Ce nouveau type de défaillance cible clairement de vieux véhicules de plus de 20 ans, mal entretenus, soulignent de nombreux professionnels.

"Ces véhicules mettent en danger la vie des conducteurs et des autres usagers, la défaillance critique n’est qu’un nouveau niveau de défaut constaté, qui souligne une dangerosité évidente", nous expliquait il y a quelques semaines Bernard Bourrier, président du réseau Autovision et membre du Conseil National des Professionnels de l’Automobile.

Pauline Ducamp, avec Elise Maillard