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Nouvelle Dacia Sandero: comment monter en gamme tout en restant "low-cost"

Dacia vient de dévoiler sa nouvelle Sandero, avec des progès impressionnants en termes de design et de technologies embarquées. Mais comment réussir à conserver son positionnement low-cost?

Dacia vient de présenter sa nouvelle Sandero. Une troisième génération qui fait beaucoup de progrès en termes de qualité perçue, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur. Mais c'est finalement un chiffre qui interpelle le plus: son prix.

Plus "cool" mais toujours low-cost

Dacia évoque en effet un prix de départ à 8690 euros, soit 400 euros de plus que la deuxième génération actuellement en fin de commercialisation. Alors que le nouveau patron du groupe Renault veut en faire une marque "cool", on pouvait craindre une forte hausse des tarifs. S'il faudra bien sûr attendre la grille tarifaire complète pour se faire un avis définitif, on peut déjà constater que Dacia conserve un positionnement prix particulièrement agressif.

"Toutes les nouveautés de cette nouvelle Sandero ne se font pas au détriment du prix parce que c'est l'ADN de Dacia d'offrir à nos clients l'essentiel de l'automobile à juste prix", souligne Sandrine Paralieu, responsable de la marque en France.

Premier atout de cette nouvelle Sandero, elle profite de la même base technique que la Clio actuelle lancée l'an dernier. De quoi intégrer plus facilement différents équipements plus modernes alors que jusqu'ici les modèles Dacia réutilisaient des composants plus anciens d'origine Renault.

Du GPL à la place du diesel, en attendant l'hybride?

Sous le capot, Dacia a également fait un choix qui peut surprendre sur cette Sandero: abandonner le diesel. Le gazole reste pourtant un carburant abordable, idéal pour les gros rouleurs.

"On a constaté ces dernières années une baisse du diesel sur le marché et on a décidé de se reconcentrer sur note nouvelle motorisation Eco-G (GPL) qui permet de proposer des versions plus économiques, dès l'achat et plus écologiques", explique Sandrine Paralieu.

Point important, en particulier pour les entreprises, Dacia met en avant un TCO ("total cost of ownership" ou coût total de possession) équivalent au diesel sur son offre GPL. Un bloc "Eco-G" qui peut fonctionner à la fois au gaz et à l'essence (à l'image de ce que propose aussi Fiat), permettant également de rassurer les clients inquiets de ne pas voir beaucoup de pompes GPL en France.

L'hybridation électrique, qui vient d'apparaître sur la Clio, a un coût encore trop important pour rentrer dans l'équation des tarifs Dacia. Mais le lancement de la Spring, la première Dacia 100% électrique, l'an prochain montre que ces technologies de motorisations modernes pourront glisser assez rapidement de Renault à la marque roumaine.

https://twitter.com/Ju_Bonnet Julien Bonnet Journaliste BFM Auto