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La fin du stationnement gratuit se rapproche à Paris pour les motos et scooters

Motards et scootéristes devront certainement bientôt payer pour se garer dans Paris

Motards et scootéristes devront certainement bientôt payer pour se garer dans Paris - AFP

La Ville de Paris prévoit une hausse de 45 millions d'euros des recettes issues du stationnement payant. Motos et scooters risquent fortement d'y participer.

La semaine prochaine, le Conseil de Paris se réunira pour examiner les nouvelles sources de recettes pour la ville qui prévoit, selon Les Echos, une hausse de 45,4 millions d'euros sur celles issues du stationnement. Pour arriver à cet objectif, l'arrivée du stationnement payant dans la capitale ne fait plus aucun doute.

Si Anne Hidalgo avait promis de ne pas rendre payant le stationnement des deux roues motorisés pendant son mandat, son équipe n'a jamais caché son projet de faire payer les stationnements. Cela pour des raisons financières, mais aussi pour "valoriser l'espace public parisien". D'ailleurs, en juin dernier, Anne Hidalgo a fait savoir qu'elle était désormais "plutôt favorable" à cette telle mesure.

Mais ce projet ne date pas d'hier. Depuis quelques années, le dossier est en discussion. Des informations sur la tarification ont même fuité. En février 2019, Le Parisien dévoilait l'idée de mettre fin au stationnement "ventouse" pour empêcher les deux roues motorisés de monopoliser trop longtemps une place.

Après 9 heures de stationnement, le prix du stationnement serait de 1,50 euros par quart d'heure dans Paris et 1 euro en périphérie. Dès la onzième heure, les tarifs passeraient respectivement à 3 et 2 euros. Les résidents pourront prendre une carte de stationnement de 45 euros pour un an ou 90 euros pour 3 ans. Les scooters et motos électriques seront-ils exemptés? Rien n'a encore été dit sur le sujet.

"Les choses se décanteront" en 2021

2019 a d'ailleurs été l'année de tous les records en terme de verbalisations pour stationnement des deux-roues dans Paris. Entre janvier et août 2019, 233.000 amendes ont été dressés contre 86.000 en 2018 sur la même période. A l'époque, le cabinet de Christophe Najdovski, adjoint au Maire EELV chargé des transports, de la voirie, des déplacements et de l'espace public, rappelait à BFMTV que 6000 places de stationnement gratuites avaient été créées et 130.000 emplacements voitures ont été ouverts aux deux-roues.

Mais pour David Belliard, nouvel adjoint en charge de la transformation de l'espace public, des transports, des mobilités, du code de la rue et de la voirie, le stationnement payant des deux-roues motorisées s'appuie aussi sur des "raisons d'équité" avec les autres véhicules.

La semaine dernière, David Belliard déclarait au Parisien que "rien n'est encore arbitré. Les choses se décanteront au début de l'année prochaine".

En juillet dernier, la fin du stationnement gratuit a provoqué la colère des motards. Des centaines d'entre eux ont manifesté à Paris entre la porte de Vincennes et la tour Eiffel. La Fédération française des motards en colère (FFMC) s'était insurgé contre ce plan rappelant que ce moyen de transports est peu encombrant, écologique (ne roulant pas au diesel) et permet de désengorger le trafic routier de la capitale.

Pour Jean-Marc Belotti, coordinateur de la FFMC, le deux-roues motorisé est "est une véritable alternative à la congestion du trafic urbain et apporte beaucoup d'avantages en termes de mobilité".

Paris ne serait pas la première commune en Île-de-France à prendre une telle décision. En 2018, dans le Val de Marne, Charenton-le-Pont et Vincennes sont devenues les premières villes de France à faire payer le stationnement des motos et scooters.

https://twitter.com/PascalSamama Pascal Samama Journaliste BFM Éco