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Fermetures chez Renault France: l'opposition appelle le gouvernement à “se faire respecter”

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- - JOHANNES EISELE / AFP

Alors que Renault envisage de fermer plusieurs usines en France, les patrons des partis d’opposition appellent le gouvernement à agir pour en empêcher le constructeur.

Les oppositions ont demandé mercredi à l'Etat de "se faire respecter" si Renault confirmait envisager la fermeture de quatre sites en France, comme l'affirme le Canard Enchaîné.

"La direction et l'État doivent démentir aujourd'hui pour rassurer les salarié-es, les sous-traitants et les communes. Ou alors l'Etat doit retirer ses aides et se faire respecter", a réagi sur Twitter le patron du PCF Fabien Roussel.

Selon l'hebdomadaire stairique, le constructeur automobile français envisagerait de fermer quatre sites en France - Flins, Dieppe, Choisy-le-Roi et les Fonderies de Bretagne - dans le cadre d'un plan de 2 miliards d'économies qui doit être dévoilé le 29 mai. Selon une source proche du dossier, il ne s'agirait pas à Flins d'une fermeture, mais de l'arrêt de la production automobile pour consacrer le site à une autre activité.

L'Etat français, premier actionnaire de Renault avec 15% du capital, prévoit de garantir un prêt bancaire d'environ 5 milliards d'euros pour le constructeur.

"Des milliers d'employés de Renault menacés de perdre leur emploi! Le monde d’après ressemble-t-il déjà au monde d’avant?", s'est interrogé ironiquement le porte-parole du RN Sébastien Chenu sur Twitter.

Agir dès maintenant

"Je suis surpris, quatre sites de cette importance remis en cause, ça me semble énorme", s'est étonné sur LCI le patron des Républicains Christian Jacob. "Il faut regarder les choses de près, l'Etat a un rôle déterminant dans Renault", a-t-il ajouté.

Il faut un plan de relance "dès l'été, c'est indispensable d'agir dès maintenant", notamment pour l'automobile qui "est impactée et va l'être sur la durée", a réagi sur Public Sénat le patron des députés LR Damien Abad, alors que le gouvernement a annoncé lundi l'annonce "sous 15 jours" d'un plan de soutien à l'automobile.

"Je ne crois pas que ce soit des mécanismes de gels de licenciement qui répondront à ces questions" mais il faut "soutenir" les entreprises", a-t-il estimé. 

"Il faut que Renault en échange de l'aide de l'Etat, les 5 milliards d'euros, prenne des engagements fermes: aucune fermeture d'usine", a demandé sur BFMTV Matthieu Orphelin, le coprésident du nouveau groupe "Ecologie Démocratie Solidarité" à l'Assemblée. Matthieu Orphelin préconise notamment un "plan de relocalisation en France" de Renaut et PSA en échange d'aides publiques.

N.G. avec AFP