BFM Business

Cette mamie fait ralentir les automobilistes avec un sèche-cheveux

Jean Brooks brandi son sèche-cheveux comme un radar mobile pour faire ralentir les automobilistes devant chez elle.

Jean Brooks brandi son sèche-cheveux comme un radar mobile pour faire ralentir les automobilistes devant chez elle. - BBC

A Nottingham, Jean Brooks a développé une méthode personnelle pour faire ralentir les voitures dans la rue devant sa maison: elle les suit avec un sèche-cheveux.

Faire ralentir les voitures devant chez elle avec un sèche-cheveux, c’est la technique utilisée par une habitante de Nottingham. Jean Brooks, 64 ans, a dévoilé le week-end dernier à la BBC Radio Nottingham sa méthode, et la vidéo tournée par la chaîne britannique a depuis dépassé les 33 millions de vues.

Régulièrement, Jean Brooks se poste ainsi le long de la barrière de son jardin, et braque son sèche-cheveux sur la route principale de ce quartier de Nottingham. Elle suit les voitures comme les motos qui passent. Les conducteurs, croyant certainement à un contrôle radar mobile, ralentissent alors. Jean Brooks a contacté la BBC suite à un reportage diffusé par la chaîne sur des gangs de motards roulant à vive allure dans les rues de sa ville, notamment justement devant chez elle.

"Je vis ici, mes amis et les enfants de mes amis aussi, et si nous ne pouvons être en sécurité dans nos rues, comment être en sécurité dans le monde", a expliqué Jean Brooks à la BBC, avant d’ajouter: "J’ai rendu la route plus sûre pour les enfants, et j’ai redonné le sourire à ma fille en deuil. Cela n’a pas de prix".

Jean Brooks a en effet décidé de sortir son sèche-cheveux, alors qu’elle installait une urne pour collecter des fonds, suite au décès de son gendre d’un cancer. Elle a alors remarqué la vitesse à laquelle les véhicules passaient devant chez elle. "Je me suis alors souvenue d’une amie qui m’avait raconté qu’en France, quelqu’un pointait son sèche-cheveux sur les voitures, qui ralentissaient. Je me suis dit: je vais faire pareil", a expliqué au Nottingham Post Jean Brooks.

Pauline Ducamp