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A quoi s’attendre pour les départs en vacances de Noël sur les routes

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Image d'illustration - JEAN AYISSI / AFP

Bison Futé a classé orange ce vendredi en Ile-de-France et ce samedi tout le pays. Les sociétés d’autoroute anticipent depuis une quinzaine de jours un trafic un peu plus important qu’un week-end de fêtes de Noël classique.

Après la galère dans les trains, la galère sur la route pour les départs en vacances de Noël ? Bison Futé a classé ce samedi orange dans le sens des départs sur les grands axes routiers. La poursuite du mouvement social à la SNCF amènera sur les routes un certain nombre de vacanciers qui avaient prévu de prendre le train, et ont dû se replier sur les locations de voitures, le covoiturage ou encore les bus pour aller fêter Noël.

Un week-end chargé, mais pas exceptionnel

"Ce week-end, mais aussi le 24 décembre, il y aura potentiellement plus de gens sur les autoroutes, un peu moins dans les gares. L’alternative voiture est en ce moment plus forte que lorsque les gens se déplacent pour les loisirs, car ce sont les fêtes de Noël", nous explique Guillaume Hérent.

Depuis une quinzaine de jours, le directeur général adjoint des autoroutes APRR et ses équipes se préparent à une hausse du trafic suite à la grève à la SNCF. "Nous n’attendons pas une hausse de 50% du trafic [par rapport à un week-end de départ en vacances de Noël classique, ndlr]", tempère cependant Guillaume Hérent.

Plus que le nombre de voitures, ce sont surtout le nombre d’usagers qui risquent d’augmenter fortement. Beaucoup de vacanciers ont en effet choisi le bus pour partir. "Nous avons mis en place un dispositif équivalent à un week-end de départ en vacances d’hiver", ajoute Guillaume Hérent.

Aider les automobilistes au niveau des péages

Toutes les sociétés autoroutières ont ainsi renforcé leurs équipes pour ce week-end un peu particulier. Plus de salariés sur les aires d’autoroute (restauration, stations-service), des équipes en plus pour superviser le trafic, mais aussi un personnel plus nombreux au niveau des péages ont été appelés en renfort pour travailler ce week-end, et jusqu’à la période du 24/25 décembre.

"Les péages représentent souvent un moment compliqué pour des conducteurs qui n’ont pas l’habitude des longs trajets notamment sur autoroutes, ils ne sont pas familiers avec ce type d’environnement, nous avons donc renforcé nos équipes sur place pour les accompagner au mieux", nous précise Vincent Fanguet, directeur d’exploitation du réseau SANEF.

Partir reposé et être patient

Les salariés des sociétés d’autoroutes sont aussi particulièrement vigilants sur la présence d’un nombre suffisant de dépanneurs. Avec les grèves, certains automobilistes risquent de prendre la route avec des véhicules pas forcément révisés, ce qui peut amener un certain nombre de pannes.

"Nous aurons aussi beaucoup d’animations sur les aires, afin de faire de la prévention, souligne Morgane Sauzay, responsable communication et marketing pour Vinci en région Rhône-Alpes. Avec les grèves, les automobilistes vont peut-être partir un peu plus fatigués, nous leur conseillons de bien préparer leur véhicule avant de partir, de partir après une bonne nuit de sommeil. Et surtout à ne pas hésiter à être patient. Il y aura du monde sur la route, il ne faut donc pas se fixer une heure d’arrivée précise".

Des bouchons surtout attendus à la sortie des grandes villes

Mais plus que l’autoroute, c’est bien la sortie des grandes agglomérations, et surtout celle de la région parisienne qui s’annonce la plus compliquée.

"Le surplus de trafic occasionné par la grève se fera surtout sentir en ville, dans la capitale, mais aussi dans les axes interurbains, nous confie Lory Waks, responsable du service Bison Futé. La grève a des impacts en région, mais se fait surtout sentir sur le trafic en région parisienne. L’Ile-de-France représente entre 40 et 50% du pic national de difficultés".

Bison Futé conseille de ne pas quitter l’Ile-de-France avant 20 heures ce vendredi, idem pour les grandes métropoles régionales. Ce midi, le trafic était supérieure à la normale en région parisienne avec 208 kilomètres de bouchons à 11h45.

Pauline Ducamp