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Var: le voisinage d'un centre d'accueil pour mineurs se plaint d'incivilités à répétitions à La Seyne-sur-Mer

Les habitants du lotissement de la Petite Garenne dénoncent, entre autres, jets de projectiles et intrusions. Le département a promis des mesures à venir.

Nuisances sonores, jets de projectiles, intrusions et, dans certains cas, violences. Les habitants du lotissement de la Petite Garenne, à La Seyne-sur-Mer, dans le Var, dénoncent une série d'incivilités de la part de certains jeunes logés au foyer d'accueil pour mineurs étrangers voisin.

Une clôture supplémentaire entre le foyer d'accueil pour mineurs étrangers a bien été récemment installée, mais la mesure est insuffisante pour calmer leurs inquiétudes.

Des "actions communes" pour favoriser le vivre-ensemble

Si le centre dit bien comprendre le ras-le-bol des habitants, il dit tout faire pour permettre une cohabitation sereine.

"Ils arrivent de l'étranger avec une culture qui est parfois différente", rappelle Alexandre Muller, directeur adjoint d'Adapei Méditerranée sur BFMTV Toulon Var, soutenant que "l'acquisition de la citoyenneté passe aussi par le vivre-ensemble, par l'acceptation des règles".

Le directeur adjoint du centre milite pour un "partage autour de valeurs et d'actions avec le voisinage" pour apaiser la situation. "On a déjà initié un certain nombre d'actions sur l'écocitoyenneté", indique-t-il.

Le conseil départemental, en charge de cette compétence, s'est d'ores et déjà engagé à construire un mur pour séparer de manière plus pérenne les habitations et le foyer. Une façon de répondre aux plaintes des habitants, qui n'ont pas souhaité témoigner à notre antenne.

La maire pointe la présence de deux centres sur la commune

La maire Les Républicains de la ville veut pourtant aller plus loin. "J'ai écrit au président de la République, ce n'est pas normal qu'on ait deux centres sur la ville", considère Nathalie Bicais, pour qui La Seyne-sur-Mer ne peut pas "cumuler toutes les difficultés sociales".

"Le président départemental est tout à fait conscient de la situation, mais il n'a pas la main, c'est seulement l'Etat qui peut prendre des mesures", explique-t-elle. L'élue veut échanger avec les acteurs locaux pour décider "comment on peut améliorer la sécurité, parce qu'il en va du bien-vivre de tout le monde".

Le centre accueille une quarantaine de jeunes âgés de 14 à 18 ans et doit leur permettre de s'insérer dans la société française.

Juliette Desmonceaux